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Disney + : «Les Aristochats» et «Peter Pan» soumis au contrôle parental à cause de stéréotypes jugés racistes

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De «Peter Pan», vous retenez peut-être la fée Clochette. Ou alors, la (très) entêtante chanson «A la file indienne». Mais vous souvenez-vous de cette scène, où Peter et les enfants perdus font la rencontre des Amérindiens ?

On y voit le chef fumer, parler de manière inintelligible, pendant que les autres hommes dansent sur l’air de «Pourquoi sa peau est rouge». Peter et les autres enfants portent des coiffes exagérées et sont présentés comme supérieurs aux Amérindiens. Vous êtes mal à l’aise ? Disney aussi. 

C’est la raison pour laquelle il est désormais impossible d’accéder à ce dessin animé, en ligne sur la plateforme de streaming Disney+, depuis un profil enfant. Attention : «Peter Pan» n’est pas pour autant supprimé. Il sera toujours possible de le regarder avec un profil adulte. Mais avant son lancement, un message signalera aux spectateurs que «ce programme comprend des représentations datées et/ou un traitement négatif des personnes ou des cultures». Manière pour Disney d’obliger à un contrôle parental sur ce dessin animé. L’objectif annoncé par la franchise est de «reconnaître l’influence néfaste du contenu afin de ne pas répéter les mêmes erreurs, d’engager le dialogue et de bâtir un monde plus inclusif.»

«Les Aristochats» aussi concernés

Outre «Peter Pan», sorti en 1954, le message d’avertissement concerne bon nombre d’autres films d’animation. Exemples : «Les Aristochats», où un chat à l’accent chinois joue du piano avec des baguettes, et «La belle et le clochard» à cause des clichés perpétrés par «La chanson des siamois». «Dumbo», «Le livre de la jungle» et «Aladdin» sont également visés. 

Cette mesure ne date pas d’hier. Les avertissements avaient été annoncés en octobre dernier, mais étaient passés inaperçus jusqu’à ce que le journaliste Raphael Grably ne les repère. 

Si certains internautes ont salué l’initiative, d’autres ont crié au scandale. Le débat n’est pas nouveau. L’été dernier, c’était le film «Autant en emporte le vent» qui défrayait la chronique : la chaîne HBO Max avait décidé de le retirer provisoirement de son catalogue afin d’insérer un message de contextualisation. Le long-métrage, sorti en 1939, était accusé de porter une représentation trop enjolivée de l’esclavage. 

Toujours en 2020, le chef d’oeuvre d’Agatha Christie, «Dix petits nègres», a été renommé «Ils étaient dix» dans la version française pour ne pas véhiculer de mots racistes. Censure pour les uns, véritable évolution pour les autres, et toujours la même question : que faire de ces oeuvres anciennes, qui ont parfois très mal vieilli ? 

La question n’est évidemment pas tranchée. Concernant Disney, des utilisateurs de Twitter ont cependant relevé une «incohérence» : aucun message d’avertissement n’est présent avant le lancement de dessins animés jugés sexistes. «Blanche-Neige et les sept nains» tout comme «La Belle au Bois Dormant» ne font l’objet d’aucune «contextualisation», alors que leurs héroïnes sont toutes les deux embrassées sans leur consentement. 

Retrouvez toute l’actualité Disney ICI





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