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Des ronds verts peints par des complotistes se multiplient un peu partout en France


Doubs, Jura, Lot, Tarn-et-Garonne, Landes, Eure-et-Loir, Ille-et-Vilaine… Depuis plusieurs semaines, de mystérieux ronds verts apparaissent dans les rues de nombreux départements français. Derrière ces tags se cache un collectif opaque, adepte des thèses complotistes, baptisé Conseil national de transition (CNT).

Depuis fin juin, la presse locale multiplie les articles sur ces points verts, peints sur les trottoirs, les routes, les panneaux de signalisation, les bâtiments. A Besançon (Doubs), une quinzaine est effacée chaque jour par les services de la mairie, a rapporté France 3 Bourgogne-Franche-Comté ce mercredi. Début juillet, 188 ronds verts ont été recensés dans le sud du Tarn-et-Garonne, avait précédemment révélé La Dépêche. Plusieurs enquêtes ont été ouvertes aux quatre coins de la France.

C’est après des appels sur Facebook et YouTube d’un certain Eric-Régis Fiorile, chef de file autoproclamé du Conseil national de transition, que ces tags ont fleuri un peu partout. Ils sont censés «représenter l’union de tous les peuples de la Terre en paix et en liberté», explique-t-il. «Il s’agit donc du symbole d’une nouvelle civilisation humaine, sans politiciens ni sectes dominantes, souhaitant garantir sa pérennité», poursuit-il, appelant sur Facebook ses partisans à faire des ronds verts s’ils en ont «marre de la dictature», «d’un confinement aussi stupide qu’illégal», «des merdias propagandistes des politiciens», et s’ils «veulent un retour à l’état de droit».

Dans ses vidéos sur YouTube, Eric-Régis Fiorile partage allègrement des théories du complot, accusant Bill Gates de vouloir réduire la population mondiale à travers les vaccins, niant l’existence du coronavirus ou qualifiant la dette française de mensonge des politiciens pour mieux exploiter le peuple.

Il avance également sur son site que son collectif nébuleux, créé en 2014, est «la seule autorité légitime de la nation française» depuis la signature du traité de Lisbonne en 2007 malgré le «non» au référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen. Ainsi, le 14 juillet 2015, le CNT a fait une tentative de «coup d’Etat» : 300 personnes ont manifesté à Paris, dans l’espoir de prendre le contrôle des quatre bâtiments symboles du pouvoir : l’Elysée, Matignon, le palais du Luxembourg et le palais Bourbon. Un putsch raté qui a conduit à l’interpellation de quasiment l’intégralité des manifestants. Visiblement, cet échec n’a pas refroidi Eric-Régis Fiorile, qui compte bien faire trembler la république «en couvrant la France de ronds verts».

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