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Des ONG dénoncent des hystérectomies abusives pratiquées sur des migrantes dans un centre de détention

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Elle s’appelle Dawn Wooten, est infirmière et travaille dans un centre de détention qui accueille des migrantes en Géorgie, aux Etats-Unis. Alarmée par le nombre anormalement important d’ablation de l’utérus pratiquées sur les détenues, elle a contacté des ONG pour dénoncer ce qu’elle considère comme des hystérectomies abusives et non consenties.

L’établissement mis en cause est le Centre privé de détention Irwin, appartenant au groupe LaSalle Corrections. Des femmes y sont détenues pour le compte de l’US Immigration and Customs Enforcement (ICE), une agence de police douanière et de contrôle des frontières du Département de la Sécurité intérieure des Etats-Unis.

Dawn Wooten a fait part de ses inquiétudes à plusieurs ONG, Project South, Georgia Detention Watch, Georgia Latino Alliance for Human Rights et South Georgia Immigrant Support Network, qui ont déposé une plainte pour elle et pour les détenues du centre Irwin.

Selon le document, des ablations de l’utérus auraient été pratiquées sur des femmes hispanophones qui présentaient des cycles menstruels abondants ou des douleurs. La lanceuse d’alerte affirme que plusieurs détenues lui ont confié ne pas comprendre pourquoi elles avaient subi une hystérectomie. Quelques unes n’auraient même pas été informées de la nature de l’opération au préalable.

L’ONG Project South indique avoir rencontré et interrogé certaines de ces migrantes, dont elle rapporte les propos. «Quand j’ai rencontré toutes ces femmes qui ont subi cette intervention chirurgicale, je me suis dit que ça ressemblait à un camp de concentration expérimental, lâche l’une d’entre elles. C’était comme s’ils faisaient des expériences sur nos corps».

Des mesures insuffisantes contre le Covid-19

Dawn Wooten ajoute qu’un médecin en particulier «pratiquait des hystérectomies sur à peu près tout le monde». Des erreurs médicales auraient également été commises et la plainte déposée par les ONG signale aussi le manque de mesures sanitaires destinées à protéger les détenues du Covid-19.

L’infirmière dit s’être rapprochée de sa hiérarchie en juillet dernier, afin de signaler ces diverses atteintes aux droits des migrantes. Elle affirme avoir été rétrogradée depuis et avoir vu ses heures de travail considérablement réduites.

Ce n’est pas la première fois que le centre Irwin est pointé du doigt. En 2017, le groupe de défense des droits de l’homme l’avait accusé de maintenir les détenus dans des conditions indignes et insalubres, leur refusant des soins et les privant d’une nourriture digne de ce nom.

Retrouvez toute l’actualité des Etats-Unis ICI





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