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Des chercheurs ressuscitent des bactéries vieilles de 100 millions d’années

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C’est un scénario à la Jurassic Park dans lequel les bactéries ont remplacé les dinosaures. Des scientifiques japonais sont parvenus à ressusciter des micro-organismes vieux de 101 millions d’années qui, depuis, ont recommencé à se nourrir et à se reproduire de manière tout à fait ordinaire. Il pourrait s’agir de la forme de vie la plus ancienne jamais découverte sur Terre.

Ces bactéries ont été prélevées dans «l’endroit le plus mort de l’océan». Un gigantesque tourbillon d’eau océanique, appelé gyre, situé dans le Pacifique sud, entre l’Amérique du sud et l’Australie.

Cette zone est surnommée ainsi car elle est dépourvue de tous nutriments ou poussière continentale. Les micro-organismes ravivés par les chercheurs de la Jamstec, l’agence japonaise de sciences et technologies sous-marines, étaient enfouis à plus de 6.000 mètres de profondeur, dans une couche de 75 mètres de sédiments.

Découverts en 2010, lors d’une expédition, ils ont été mis en incubation et alimentés en nutriments riches en carbone et en azote. Les scientifiques ont constaté leur capacité à se nourrir comme des bactéries ordinaires au bout de 10 semaines.

Dans l’étude parue dans la revue Nature communications, l’auteur principal, Yuki Morono précise que «99,1% des microbes avaient survécu et ont pu être réanimés». Un résultat qu’il qualifie lui-même d’«incroyable».

Un peu d’oxygène parmi les sédiments ?

C’est d’autant plus surprenant que ces bactéries ont été prélevées dans un environnement particulièrement pauvre, manquant a priori des nutriments nécessaires à leur subsistance.

Mais peut être que l’absence d’activité microbienne au sein de cet écosystème profond a justement permis aux micro-organismes ressuscités de s’approprier la petite quantité d’oxygène contenue dans la couche de sédiments.

Une théorie défendue par les scientifiques de la Jamstec car «les bactéries sous-marines consomment des millions de fois moins d’énergie que leurs homologues de surface», selon Yuki Morono.

Grâce à cette découverte, les chercheurs savent dorénavant «qu’il n’y a pas de limite d’âge pour les organismes dans les fonds marins». En réalité, il est difficile d’estimer l’âge exact d’une bactérie mais les sédiments dans lesquels celles-ci ont été retrouvées étaient âgés de 13 à 101,5 millions d’années.

L'oxydation du manganèse observé par les scientifiques californiens

Ces micro-organismes sont connus pour leur résistance, y compris dans des milieux extrêmes. On pourrait donc arguer que certains ont réussi à se multiplier et, dans ce cas-là, les bactéries trouvées par les scientifiques ne seraient que leur descendance, plus récente.

Une réticence assez vite balayée lorsqu’on sait que les minuscules organismes en question sont également les premiers à se révéler capables de se maintenir aussi longtemps dans une absence presque totale d’énergie et d’oxygène. Des virtuoses de la survie.

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