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Crash du Concorde à Gonesse : 20 ans après, la ville se souvient

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Une date gravée en mémoire à tout jamais. Le 25 juillet 2000, un avion Concorde d’Air France s’écrasait à Gonesse, dans le Val-d’Oise, tuant les 109 passagers et membres d’équipage à bord ainsi que quatre personnes au sol. Ce samedi, vingt ans jour pour jour après le drame, la ville organise une cérémonie en leur hommage.

Présidé par Jean-Pierre Blazy, le maire (PS) de la commune, ce moment de souvenir et de recueillement doit commencer à 11 h sur le site de la Patte-d’Oie, au 7 rue de l’Europe.

Un dépôt de gerbe sera effectué devant la stèle érigée à l’initiative de la ville en 2006 et sera suivi d’une minute de silence puis d’un discours officiel.

La cérémonie, organisée à proximité immédiate du lieu du crash, devrait être particulièrement émouvante, la catastrophe ayant profondément marqué – et marque encore aujourd’hui – la ville de Gonesse et ses habitants.

Un bilan dramatique qui aurait pu être plus grave encore

Le 25 juillet 2000, à 16h45 très précisément, un avion Concorde d’Air France affrété par la compagnie allemande Peter Deilmann Cruises pour transporter les passagers d’une croisière au départ de New York, s’écrasait moins de deux minutes après son décollage, ne laissant aucune chance aux personnes à son bord.

L’appareil s’était disloqué puis avait pris feu sur un hôtel, situé à quelques centaines de mètres seulement des habitations. Quatre personnes furent tuées à l’intérieur de l’établissement, presque vide à cette heure de la journée.

«Boule de feu», «bruit d’enfer», «grosse peur», «fumée noire», les habitants avaient alors crié apeurés et paniqués, rappelle la mairie de Gonesse sur son site. D’autres, précise-t-elle encore, parlaient de «mur de feu», de «chaleur incroyable», de «projections de métal», et d’«odeur de kérosène et de chair brûlée».

Aujourd’hui, le traumatisme reste toujours très vivace parmi les 26.000 habitants de Gonesse. Et le bilan aurait pu être encore beaucoup plus lourd si l’appareil s’était écrasé sur la ville même.

La fin tragique d’un avion mythique

Un an et demi plus tard après le drame, en novembre 2001, le Concorde fut remis en service, mais le supersonique cessera tout vol commercial dès l’année 2003.

Les investigations, puis le rapport du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) ont permis de mettre en évidence des défaillances importantes sur cet avion mythique au destin tragique, seul appareil capable de voler pendant trois heures à Mach 2 avec des passagers à son bord.

Surtout, le BEA avait établi que l’accident avait fait suite à une collision entre le pneu avant droit du train principal gauche de l’appareil et une lamelle en titane de 43 cm de long provenant d’un autre appareil qui avait décollé cinq minutes avant le Concorde : un DC-10 de la compagnie américaine Continental Airlines.

Lors du procès en appel en 2012, la justice avait finalement relaxé l’ensemble des accusés : Continental Airlines, deux de ses employés, ainsi que Claude Frantzen, un des principaux dirigeants de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) de 1966 à 1994.

La compagnie américaine est cependant restée condamnée au civil à verser un million d’euros de dommages et intérêts à Air France.

Le crash – seul accident mortel en vingt-sept ans de service du Concorde – a dramatiquement accéléré la fin d’une aventure industrielle qui avait démarré en mars 1969 à Toulouse.

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