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Covid-19 : une deuxième vague est «extrêmement probable» pour le Conseil scientifique

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Dans une note publiée le 21 juin 2020, le Conseil scientifique a estimé «extrêmement probable» l’intensification de la circulation du nouveau coronavirus.

L’institution s’appuie sur plusieurs indicateurs pour en arriver à cette conclusion. Le premier est celui de l’immunité collective estimée, c’est-à-dire le pourcentage de la population qui a déjà contracté le Covid-19 et devrait donc être immunisé contre la maladie.

Le Conseil scientifique l’établit à 5% de la population française, une proportion qu’il juge «très insuffisante pour empêcher la survenue d’une deuxième vague épidémique». 

Le deuxième signe d’alerte avancé par le Conseil scientifique est «la circulation encore très importante du virus à l’échelle planétaire, et notamment dans l’hémisphère sud qui aborde sa période hivernale». Enfin, la note compare l’épidémie du nouveau coronavirus aux «pandémies grippales». Celles-ci ont connu deux ou trois vagues avant de devenir des virus saisonniers.

Tous ces éléments «suggèrent qu’une intensification de la circulation du SARSCoV-2 dans l’hémisphère nord à une échéance plus ou moins lointaine (quelques mois, et notamment à l’approche de l’hiver) est extrêmement probable», écrit le Conseil scientifique.

Le conseil scientifique en faveur de la conservation des données de santé

C’est en se basant sur ces arguments que le Conseil scientifique s’est prononcé en faveur de la poursuite de la conservation des données de santé recueillies pendant l’épidémie de Covid-19. L’extension de la durée de leur conservation est prévue dans le projet de loi relatif à la sortie de l’état d’urgence sanitaire. Le texte doit être débattu au Sénat à partir de ce lundi 22 juin, et c’est dans ce cadre que le Conseil scientifique avait été appelé à s’exprimer sur le sujet. 

«Dans ce contexte, il nous paraît essentiel de conserver les données à des fins de recherche et de suivi épidémiologique», indique le Conseil. «Cette conservation devra se faire sous une forme pseudonymisée et non simplement anonymisée, de façon à ce que les données d’un même individu, non identifiantes, puissent tout de même être reliées entre elles (ex : documentation d’une réinfection), ou chainées avec des données d’autres bases (ex : base de données médicamenteuses du SNDS)», précise-t-il.

L’Ordre des médecins a exprimé de son côté «sa vive inquiétude» quant à la possibilité de voir s’appliquer cette mesure.

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