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Coronavirus : quel est le cycle de vie d’un masque ?

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La pandémie les a fait fleurir sur tous les visages mais ils n’y restent que quelques heures : les masques jetables, ou chirurgicaux, ont une durée de vie réduite. Produits en masse, portés dans le monde entier puis jetés : à quoi ressemble leur parcours, de la production à la destruction ?

Cela peut paraître surprenant mais, selon les informations du quotidien suisse Le Temps, tout commence avec le pétrole. Extrait du sol puis acheminé dans des raffineries où il est distillé et transformé, il permet de fabriquer des granules de polymère, essentiels à la production des masques.

Ces matières premières sont transportées «par la route ou par bateau» dans des usines, la plupart du temps situées en Chine, à Taïwan ou en Corée du sud. Fondues, elles permettent de concevoir les rubans de «textile non tissé» qui constituent la partie centrale des masques chirurgicaux. La lutte contre le coronavirus dépend donc en partie de l’industrie pétrochimique.

En temps normal, la distribution en Europe de ces protections jetables s’effectue par la voie des mers. Mais, pour faire face à l’urgence de la pandémie, les entreprises ont accéléré la cadence de leur production et opté pour des exportations par avion. Une solution plus rapide mais dont l’impact environnemental est conséquent.

Le traitement de ces masques à usage unique après utilisation constitue également un enjeu écologique car ils représentent une importante source de déchets. Les autorités sanitaires recommandent de les jeter immédiatement dans un sac fermé que l’on conserve chez soi 24 heures avant de s’en débarasser avec les autres ordures. Comme le reste de nos déchets, les masques ainsi jetés à la poubelle sont brulés.

Selon Le Temps il est pour l’instant «trop compliqué» de recycler ces masques chirurgicaux. Ils contiennent «trop de matériaux différents», cumulant le textile, l’élastique et même le métal dans la partie supérieure, pour pouvoir les ajuster sur le nez.

Malheureusement, tous ne finissent pas, comme il se doit, à la poubelle. Certains sont jetés sur la chaussée et constituent une source de pollution conséquente. En cas de fortes pluies, ils peuvent notamment terminer leur course dans les fonds marins.

Une catastrophe d’un point de vue écologique puisque, comme le souligne le quotidien suisse, le polypropylène contenu dans les masques met «environ cinq cents ans à se dégrader dans la nature».

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