heureux-qui.com
Fil Info

Coronavirus : pour qui le vaccin est-il contre indiqué ?

Notez cet article


Au lundi 8 mars, les vaccins Pfizer, Moderna et AstraZeneca sont les trois vaccins à être autorisés en France. Pour autant, et comme c’est le cas pour chaque produit pharmaceutique, ces sérums ne sont pas destinés à tout le monde.

En effet, certaines personnes qui ont des problèmes de santé devront attendre que des études scientifiques additionnelles soient menées avant de pouvoir être vaccinées.

Comme le rappelle le site vaccination-info-service.fr, les contre-indications, sont déterminées pour chaque vaccin anti-Covid et sont précisées à la fois par l’Agence européenne des médicaments et l’ANSM.

Elles figurent dans la notice de chaque vaccin contre le coronavirus et peuvent être amenées à évoluer en fonction de l’état des connaissances.

D’une façon générale, les trois vaccins sont contre-indiqués chez les personnes ayant présenté une hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients du vaccin, c’est-à-dire une ou plusieurs autres substances qui le composent.

Dans ce contexte, difficile de dresser avec exactitude le ou les portraits robots des personnes chez qui le vaccin est contre-indiqué. 

Néanmoins, les personnes ayant par le passé présenté au cours de vaccinations des manifestations allergiques graves, telles des réactions anaphylactiques, devraient dans tous les cas consulter.

De même, certains cas de figure invitent à une vigilance plus particulière et supposent d’éviter de se faire vacciner en l’état actuel des connaissances.

C’est notamment le cas des personnes qui ont un risque d’allergie connue sévère ou celles porteuses d’une infection en cours avec présence d’une fièvre supérieure à 38 °C au cours des dernières 48 heures.

De même, les recommandations actuelles préconisent de ne pas se faire vacciner contre le coronavirus si l’on a déjà été malade du Covid-19 au cours des trois derniers mois, ou si l’on a fait une autre vaccination au cours des 14 derniers jours.

Chaque patient, en fonction de son histoire, de son profil, peut de toute façon faire le point avec son médecin. Ce dernier pourra soit ne pas lui recommander la vaccination, soit l’orienter, éventuellement sur tel produit plutôt qu’un autre.

Concrètement, pour les gens qui ont eu le Covid depuis moins de trois mois, on ne les vaccine pas. En revanche, pour les gens qui ont été contaminés il y a plus de trois mois, il n’y a pas de contre-indication à la vaccination.

Quid des femmes enceintes ?

Reste toutefois certaines populations, celle des femmes enceintes notamment qui, peut-être plus que les autres, doivent davantage se surveiller.

Alors qu’environ 550.000 femmes sont enceintes aujourd’hui en France, toutes ne font en effet pas partie de la population éligible à la vaccination contre le Covid-19, contrairement à ce qui est recommandé pour le traitement contre la grippe.

Là encore, cette différence s’explique par l’absence de données autour des effets du vaccin sur cette population en particulier.

C’est pourquoi, à ce stade, seules les futures mères souffrant de problèmes cardiaques ou respiratoires sont en théorie concernées. Mais les autorités de santé recommandent une approche au cas par cas, en accord avec la patiente et son médecin.

priorité aux publics fragiles

La question ne se pose pas – ou plus justement elle se pose moins – concernant les publics fragiles, comme les malades immunodéprimés et les malades du cancer, qui sont prioritaires pour le vaccin anti-Covid.

Interrogé sur franceinfo, le docteur Jean-Paul Hamon, président d’honneur de la Fédération des médecins de France, explique en effet que «pour les malades immunodéprimés, […] il n’y a pas de contre-indications» (à la vaccination) et que «pour les gens qui ont un cancer, entre deux chimiothérapies, il n’y a pas de problème».

Alors pourquoi se faire vacciner contre le coronavirus quand on a un cancer ? L’institut Gustave-Roussy, centre de référence européen et mondial en matière de cancers, l’explique clairement sur sa page.

«Comme pour l’ensemble de la population, la vaccination est le seul moyen, à ce jour, de stopper l’évolution du virus […] Les patients souffrant d’une maladie cancéreuse font partie des groupes à risque de développer des complications sévères au Covid-19, notamment en cas de tumeurs malignes bronchiques, métastatiques ou hématologiques. Par ailleurs, une infection au Covid-19 risque d’entraîner un retard dans les traitements réalisés avec une perte de chance sur l’efficacité attendue», peut-on notamment y lire.

Chez les malades du cancer, subsistent toutefois – dans de très rares cas – certaines contre-indications. L’institut Gustave-Roussy indique que c’est notamment le cas chez les patients atteints «d’une hémopathie maligne type leucémie aiguë en cours de traitement», dans le cas de greffes de cellules-souches, ou encore en cas de traitement par des médicaments agissant sur les cellules B. Dans ce dernier cas, «l’administration du vaccin se fera plutôt soit avant le démarrage soit 6 mois après la fin des traitements».



Source link

Autres articles à lire

Suspense autour du rendu du jugement Fillon

adrien

Déconfinement : la pollution de l’air repart à la hausse

adrien

Acheter et vendre des articles culturels d’occasion avec momox

adrien

Ces signes astrologiques qui ont le plus de chances de gagner à l’Euromillions

adrien

Karine Jean-Pierre, première femme gay au pupitre de la Maison Blanche

adrien

Justin Bieber accusé de viol par deux femmes sur Twitter

adrien