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Coronavirus : malaise au CHU de Nice


Avec la pandémie de Covid-19, le mal-être des personnels de santé s’amplifie au CHU de Nice. Le syndicat Force Ouvrière tire l’alarme.

Alors que le centre hospitalier universitaire de Nice vient de lancer une grande campagne de recrutement de 150 professionnels de santé (infirmiers, techniciens de laboratoire, masseurs-kinésithérapeutes ou encore aides-soignants etc) pour faire face à l’épidémie de coronavirus, une partie des soignants de cet établissement public, qui emploie 8000 personnes, est au bout du rouleau.

«Ce sont 300 postes qu’il faudrait pour combler les manques et sortir la tête hors de l’eau», estime Michel Fuentes, le secrétaire Général du syndicat FO au sein du CHU. Pour ce représentant du personnel, la pénurie se fait cruellement sentir à tous les étages. Il y a urgence. «La crise sanitaire n’a fait qu’aggraver et confirmer une situation qui existait déjà, insiste-t-il. Beaucoup de médecins, infirmières et aides-soignantes quittent le navire ou demandent à en sortir. Avant de vouloir recruter, il faudrait d’abord commencer par fidéliser ceux qui sont là».

Des conditions de travail dégradées

Ce syndicaliste, pilier des mobilisations revendicatives au CHU, souligne que les agents sont de plus en plus nombreux à vouloir rejoindre le privé à la recherche de meilleurs conditions de travail.

«Chaque jour, des employés fondent en larmes et veulent tout plaquer, confie Michel Fuentes. Dans certains services, les infirmiers et les aides-soignants qui travaillent de nuit pendant dix heures d’affilée n’ont même plus le temps de prendre une pause pour manger. Avec la crise sanitaire, les conditions de travail se sont nettement dégradées et le personnel est sollicité sans relâche. Cette situation impacte leur vie familiale. Heureusement, beaucoup sont animés par la compassion et les valeurs du service public chevillées aux corps. Sinon, le système se serait déjà effondré».

Un appel à la «bienveillance»

Tandis que le CHU recherche à recruter immédiatement 150 personnes, rien n’indique qu’il y parviendra. Notamment pour des raisons financières. Car, même si le Ségur de la Santé a permis de mettre un peu de beurre dans les épinards, le secteur privé semble toujours plus attractif.

L’hôpital public aurait pourtant une carte à jouer pour mieux prendre en compte une partie des besoins de son personnel, selon Michel Fuentes. «Cela fait longtemps que j’appelle à la bienveillance. Le CHU pourrait par exemple ouvrir une crèche en son sein pour faciliter le quotidien des soignants». Une requête qui, pour l’heure, est restée sans réponse.

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