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Coronavirus : les bars et restaurants parisiens dans le rouge

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Entre un protocole sanitaire sévère, les clients qui fuient le coronavirus, un certain flou réglementaire et des contrôles policiers accrus, les bars et restaurants parisiens font grise mine depuis le passage de la région parisienne en «zone alerte maximale».

Une semaine après la mise en place des nouvelles restrictions, peu d’établissements affichent vraiment portes closes dans la capitale. Tout sauf une surprise pour Franck Delvau, le président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH), pour qui «les 18.000 établissements» dans la capitale sont «essentiellement des bars-brasserie». Qui échappent donc à l’obligation de fermeture, puisque leur activité principale n’est pas la vente d’alcool.

Mais l’impact du Covid sur l’hôtellerie-restauration se fait déjà cruellement sentir. «Les gens ont peur d’aller au restaurant. Certains établissements enregistrent une baisse de 40 % de leur activité», constate le patron du syndicat avec amertume. Fin juin, le secteur, l’un des moteurs de l’économie parisienne en temps normal, avait déjà perdu 15.000 emplois dans la région, tandis que 86 % des entreprises ont enregistré une perte de chiffre d’affaires de plus de 20 %, selon les dernières données de l’Insee. Avec l’absence des touristes, l’institut de statistiques anticipe une «reprise d’activité plus poussive qu’en province, avec un niveau d’activité estimé à seulement un tiers de la normale» depuis juin.

Des difficultés financières qui s’annoncent

De nombreux propriétaires arrivent encore à garder la tête hors de l’eau grâce aux aides mises en place par le gouvernement et les prêts garantis par l’Etat. La mairie de Paris maintient également ses dispositifs de soutien jusqu’en 2021, comme l’exception des droits de terrasse. Mais de plus en plus de restaurateurs sont étranglés par les pertes d’exploitation et le coût des loyers. «Les difficultés financières vont se faire sentir en fin d’exercice, à la fin d’année», redoute Olivia Polski, adjointe à la mairie chargée du commerce. Une réunion téléphonique est prévue ce mardi entre la municipalité parisienne et les syndicats de l’hôtellerie-restauration.

A cela s’ajoute la pression des autorités pour le respect des mesures sanitaires. «Il y a quelque chose qui ne va pas», a ainsi tonné Jean Castex ce lundi 12 octobre sur Franceinfo. En colère, le Premier ministre a expliqué que la police a effectué ce week-end «environ 500 contrôles» dans les bars et restaurants à Paris, et que «95 étaient en infraction». Soit 1 établissement sur 5 qui n’aurait pas respecté les règles sanitaires édictées par les autorités.

Les jours précédents, du lundi 5 octobre au jeudi 8 octobre, la préfecture de police de Paris avait déjà infligé 103 verbalisations dans des établissements recevant du public, surtout dans des restaurants et des bars, selon Le Monde. Résultat : 52 mises en demeure, 13 demandes de fermeture et 10 fermetures effectives.

Un protocole très lourd

Si la préfecture de police de Paris, le ministère de l’Intérieur et Matignon ont refusé ce lundi de communiquer le détail des infractions, les possibilités de contraventions sont multiples, au regard du protocole renforcé. Entre les établissements censés être fermés, ceux qui ne présentent pas de cahier de rappel, qui n’affichent la capacité maximale d’accueil, ne limitent pas les groupes à 6 personnes, n’interdisent pas la consommation debout, ne respectent pas la distance de 1 mètre entre les tables…

Mais Franck Delvau minore la tendance qu’auraient certains patrons de bars indélicats à resquiller en profitant d’un vide juridique laissé par l’arrêté de la préfecture de police : «On ne peut pas s’improviser restaurateur et créer une carte du jour au lendemain. Les bols de chips ou les planches de tapas ne sont pas considérés comme de vrais repas. 95 % des établissements respectent les règles», plaide le président de l’UMIH.

Sur le plan sanitaire, bien que moins «dangereux» que les bars où l’alcool désinhibe les gestes barrière, les restaurants et brasseries sont pourtant soupçonnés d’être des lieux de contagion. En retirant leur masque pour manger, les clients s’exposeraient aux mini-gouttelettes de virus qui flottent dans l’air, notamment émises en parlant. Mais voilà, aucune étude sur le sujet n’a été réalisée pour l’instant en France.

De quoi susciter des interrogations, toutefois vite balayées par les chiffres alarmants de l’épidémie en région parisienne. D’autant qu’un autre problème s’annonce, en raison de la météo : les terrasses. Classiques ou éphémères, elles permettent encore d’attirer les clients. Mais malgré le chauffage qui reste autorisé (au moins jusqu’à la révision du règlement municipal prévu en juin prochain), le froid pourrait vite décourager les consommateurs frileux.

A moins que la situation ne soit tranchée avant par un tour de vis supplémentaire, que pourrait donner Emmanuel Macron mercredi soir ou Olivier Véran jeudi, dans son point hebdomadaire sur la situation épidémique.

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