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Coronavirus : le variant britannique moins contagieux que prévu mais plus persistant ?


Cette hypothèse pourrait permettre de mieux comprendre la situation actuelle. Selon une étude qui vient de paraître, le variant britannique ne serait pas davantage contagieux mais resterait en fait plus longtemps chez les malades. Une déduction réalisée à partir de résultats collectés sur des… joueurs de NBA.

Comme d’habitude avec le coronavirus, il faut rester prudent. Ces données compilées par des chercheurs de l’école de santé publique de l’Université Harvard (Etats-Unis) ont été publiées en «preprint» le 10 février, donc n’ont pas été homologuées par un comité indépendant et restent à confirmer.

Elles ont été récoltées à l’aide de tests PCR quotidiens réalisés sur 65 personnes infectées par le coronavirus, dont sept par le variant B.1.1.7. Il s’agissait de joueurs, de membres du staff et d’employés d’équipes de NBA, la prestigieuse ligue de basket américaine, qui sont dépistés très régulièrement.

Et il apparaît que chez les malades touchés par cette mutation britannique, «la durée globale moyenne de l’infection était de 13,3 jours». Pour les autres, «la durée moyenne d’infection était de 8,2 jours». Si la charge virale était similaire quelque soit la souche, ces 5 jours de différence seraient loin d’être anodins.

«Des infections plus longues»

Les auteurs concluent leur étude ainsi : «Le variant B.1.1.7 peut provoquer des infections plus longues […]. Cette durée prolongée peut contribuer à l’augmentation de la transmissibilité du SARS CoV-2».

L’un des auteurs, Yonatan Grad, professeur en immunologie et maladies infectieuses à Harvard, ne veut toutefois pas trop s’avancer, sur Twitter. «Difficile d’expliquer l’augmentation plus lente de la phase de prolifération et du déclin plus lent de la phase de clairance [disparition progressive du virus], mais cela suggère une [charge virale] plus élevée pendant plus longtemps» :

Le scientifique de l’université américaine ajoute également dans un autre message : «puisqu’il n’y a eu que 7 cas de B117, nous sommes prudents quant à l’interprétation».

Dans l’Hexagone, ce travail a été relayé par le collectif de médecins Du Côté de la Science, ainsi que par le professeur Gilbert Deray, chef du service de néphrologie à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière (AP-HP) de Paris :

Si cette analyse venait à être confirmée, cela changerait profondément la vision globale sur le variant britannique. Depuis son explosion, en décembre, il est en effet considéré comme «50 à 70 % fois plus contagieux» que la souche classique. De quoi susciter l’incompréhension alors que cette mutation se développe fortement en France mais sans provoquer de montée en flèche des nouveaux cas, à ce stade.

Mais avec ces nouvelles données, la mutation semblerait donc – un tout petit peu – moins redoutable. Un rallongement de l’isolement des malades pourrait notamment avoir un effet considérable. Il est aujourd’hui de 7 jours pour un cas de Covid classique, et de 10 jours pour les variants sud-africain et brésilien.

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