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Coronavirus : à quoi va servir le «pass sanitaire» annoncé par Emmanuel Macron ?


Une réunion doit se tenir la semaine prochaine avec des membres du gouvernement pour préparer la mise en place d’un «pass sanitaire», en vue de la réouverture des lieux culturels et des restaurants, a annoncé Emmanuel Macron ce jeudi 25 février. A quoi va servir un tel document ?

Différent d’un simple «passeport vaccinal», ce pass sera le reflet du bon état de santé de son détenteur, que ce dernier soit vacciné ou non. Ce «pass sanitaire» ne sera donc «pas uniquement lié à la vaccination» comme le souligne le président de la République, qui admet devoir encore travailler aux conditions dans lesquelles ce document pourra être utilisé.

Un pass sanitaire pour tous 

Ce qui est sûr, c’est que le «pass sanitaire» sera bien distribué à tous. Pas question en effet pour Emmanuel Macron de rouvrir les lieux culturels et les restaurants aux seules personnes qui auront été vaccinées, laissant sur le carreau tous ceux qui n’auront pas pu être vaccinés.

«Si on arrive à rouvrir certains lieux, nous ne saurions conditionner leur accès à une vaccination, alors même que nous n’aurions même pas ouvert la vaccination aux plus jeunes», a-t-il argumenté.

Un droit d’entrée pour les lieux culturels 

Sans donner plus de détails, le président de la République a donc présenté le «pass sanitaire» comme le sésame pour pouvoir accéder – lorsque ces lieux rouvriront au public – aux différents lieux culturels (musées, théâtres, cinémas…) ainsi qu’aux restaurants.

Un certificat numérique – qui pourrait être disponible via un QR code sur l’application nationale «Tous anti-Covid» – où chaque Français pourrait renseigner sur son état de santé général, mais pourquoi pas aussi, le résultat de ces derniers tests de détection du Covid par exemple.

Plus de 45% de la population d'Israël a reçu une première injection de vaccin contre le coronavirus

un outil à peaufiner sur le plan juridique

Se pose alors la question du respect des données indivituelles. Et Emmanuel Macron le sait : la mise en oeuvre d’un tel instrument «va poser beaucoup de questions techniques, de respect des données individuelles, d’organisation de nos libertés».

Pour cela, il entend «préparer dès maintenant techniquement, politiquement, et juridiquement» les conditions dans lesquelles ce «pass sanitaire» pourrait être imposé – ou non – aux Français. Pour rappel, l’application «Tous anti-Covid» n’a jamais été rendue obligatoire, téléchargée selon bon vouloir de chacun.

Une «certification commune» a l’ue ?

Autre précision : Emmanuel Macron souhaite que ce «pass sanitaire» soit commun à tous les pays de l’Union Européenne. «Nous devons éviter que chaque pays développe son propre système», a-t-il plaidé, souhaitant «travailler à une certification médicale commune».

Pour autant, les dirigeants européens semblent – à ce stade – plutôt attachés à la mise en oeuvre d’un certificat vaccinal, qui permettra de «réorganiser la circulation entre États de manière plus fluide» lorsque les restrictions aux frontières seront levées. 

Les 27 travaillent en effet à définir des normes communes pour une reconnaissance mutuelle de certificats vaccinaux. La Grèce – soucieuse de sauver son industrie touristique – avait soumis en janvier une proposition à la Commission pour la mise en place d’un «certificat de vaccination» européen d’ici aux vacances d’été.

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