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«Contrôles au faciès» : les policiers azuréens débraient

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A l’initiative des syndicats Alliance et Unité-SGP, les policiers nationaux azuréens observent une grève du zèle pour s’opposer aux propos d’Emmanuel Macron sur les «contrôles au faciès».

«Depuis minuit, nous sommes en code 562, ce qui veut dire que les agents ne sortent des commissariats que pour répondre à un appel d’urgence ou aller acheter un pain au chocolat».

Le secrétaire départemental du syndicat Unité-SGP Police, Laurent Martin de Fremont donne le ton de l’action de protestation que les policiers nationaux azuréens ont décidé de mener pour s’opposer aux propos d’Emmanuel Macron sur les «contrôles au faciès». Dans une interview accordée vendredi soir au média en ligne Brut, le chef de l’Etat regrettait qu’«aujourd’hui, quand on a une couleur de peau qui n’est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé. On est identifié comme un facteur de problème et c’est insoutenable».

«Les propos du Président sont faux et blessants. Ils laissent croire que tous les policiers sont racistes»

Ces déclarations ont déclenché la colère des principaux syndicats de la police nationale qui ont donc lancé un appel à la «grève des initiatives pour une durée illimitée». «Les propos du président sont faux et blessants. Ils laissent croire que tous les policiers sont racistes, réagit Karine Jouglas, la secrétaire départementale d’Alliance. Depuis l’interview, nous recevons des centaines de messages de colère de nos policiers».

«Les contrôles d’identité sont règlementés. On ne peut contrôler que des personnes qui ont commis une infraction ou qui s’apprêtent à en commettre, ajoute pour sa part Laurent Martin de Fremont, d’Unité-SGP Police. Par exemple, le fait de prendre la fuite représente un motif de contrôle. Mais la couleur de la peau n’a absolument rien à voir. Les propos du président laissent entendre que la Police nationale serait composée uniquement de fachos».

«Tout ça, c’est à cause de la politique menée par l’État depuis 40 ans. Ce n’est pas de notre faute»

Et le syndicaliste d’enfoncer le clou en accusant notamment les pouvoirs publics de se décharger de leur responsabilité sur les policiers plutôt que d’assumer la politique qui a été menée jusqu’ici, notamment dans les quartiers sensibles. «C’est l’État qui a parqué les personnes issues de l’immigration dans les mêmes quartiers et de les y abandonner dans la misère, souligne Laurent Martin de Fremont. Il est évident que lorsque nous intervenons dans certains secteurs comme Les Liserons à Nice, La Blaquière à Grasse ou La Frayère à Cannes, la possibilité de contrôler des personnes d’origine étrangère est plus grande. Mais tout ça, c’est à cause de la politique menée par l’État depuis 40 ans. Ce n’est pas de notre faute».

En attendant, la pression entre l’exécutif et les forces de l’ordre ne semble pas prête de retomber. Les syndicats de policiers envisagent en effet de mener d’autres actions «plus visibles» dans les prochains jours.

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