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Confinement : les communes azuréennes ne sont pas logées à la même enseigne

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Des balades à vélo face à la mer et des parties de ballon sur la plage, le tout sous le regard bienveillant de la police municipale municipale. À Menton, le bord de mer est ouvert aux piétons.

La municipalité a obtenu de la Préfecture l’autorisation de couper une partie de son littoral à la circulation automobile afin de permettre aux habitants d’en profiter en ce premier week-end de confinement.

«C’est une très bonne chose, estimait Yves, un sexagénaire résidant dans la cité du citron. Ce n’est pas parce qu’on est confiné que l’on doit être enfermé. Vu qu’il est interdit de s’éloigner à plus de 3km de son domicile, il n’y a pas trop de brassage de population. Les gens peuvent garder leurs distances».

Or, trentaine km plus loin, à Nice, l’ambiance y est totalement différente. Ici, le bord de mer est strictement interdit au public jusqu’à lundi matin 6h. Et le sera encore le week-end prochain. Une mesure du maire de la ville Christian Estrosi qui veut ainsi éviter les « regroupements massifs » en pleine pandémie.

Le variant anglais inquiète

Si les règles ne sont pas les mêmes à Menton et à Nice, c’est parce que la situation sanitaire y est différente. En effet, la capitale azuréenne est particulièrement touchée par l’épidémie.

Le variant anglais y circule très activement et plusieurs quartiers populaires (dont l’Ariane, Les Moulins ou encore Les Liserons) sont dans une situation alarmante. « Le variant britannique représente 100% des tests réalisés, a expliqué Christian Estrosi. Il est 70% plus contagieux que le variant que nous connaissions jusqu’à présent. D’autres variants sont également détectés dans les analyses des eaux usées de 11 secteurs de Nice et 16 communes de notre Métropole ».

À l’Ouest, on réclame plus de souplesse

Au niveau départemental, le taux d’incidence est de 603 cas pour 100 000 habitants. Pourtant, les maires de Cannes, Grasse et Antibes ont demandé, il y a quelques jours, une dérogation pour porter à trois heures, au lieu d’une heure les autorisations de sorties. Mais, la demande formulée par David Lisnard, Jérôme Viaud et Jean Leonetti a été refusée par la Préfecture des Alpes-Maritimes.

Ce samedi, le maire LR d’Antibes Juan-les-Pins a mis en doute la pertinence du confinement partiel, qu’il juge «inadaptée à la circulation du virus». «Le confinement partiel a un impact positif extrêmement faible et un impact économique et social extrêmement significatif», souligne Jean Leonetti tout en demandant une «meilleure concertation avec les élus locaux, dont les avis ne sont pas toujours suivis. «Que l’Etat nous laisse organiser les choses localement, qu’il nous écoute, nous entende», insiste-t-il.

Dans les Alpes-Maritimes, 107 malades du Covid sont hospitalisés en réanimation. Sept sont morts au cours des dernières 24 heures.

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