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Confinement et alimentation : Les X chiffres à retenir de l’étude de Santé publique France


Ils ont compensé leur stress par du chocolat, concocté chaque soir un petit plat maison, ou encore sauté des repas. Une nouvelle enquête de Santé publique France s’intéresse à l’impact du confinement sur les habitudes alimentaires des Français.

L’étude CoviPrev a été publiée ce 4 mai. Elle a débuté en mars 2020, et s’est étirée tout au long du premier confinement. Chaque semaine, un échantillon de 2.000 personnes majeures, résidant en France métropolitaine, ont été interrogées sur Internet. Les résultats présentés sont issus de la semaine du 14 avril 2020. 

37% des français ont modifié leur alimentation au cours du confinement

Que ce soit pour manger plus, moins, ou mieux, les Français ont modifié leurs habitudes. Au niveau de la composition des repas, 17% des répondants ont affirmé qu’ils mangeaient moins équilibré qu’avant le confinement. Une personne sur cinq (22%) a d’ailleurs indiqué grignoter d’avantage. Cette pratique peut s’expliquer par l’ennui, le stress ou la tristesse, ces états étant «des facteurs de risque d’une consommation accrue d’aliments», précise l’étude. Les Français ont aussi pu ressentir le besoin de consommer des «aliments conforts», comme la tablette de chocolat, meilleure amie en cas de déprime. 

En ce qui concerne la fréquence des repas, 1 personne sur 4 l’a modifiée : 11% en ont sauté plus que d’habitude, 13% moins que d’habitude. 

1 Français sur 3 a connu une modification de son appétit 

Un constat d’autant plus fort chez les femmes : 36% ont vu leur appétit varier pendant le confinement, contre 27% des hommes. Dans le détail : 15% des Français ont eu un plus grand appétit que d’habitude, et 17% un plus petit. Par effet domino, 1 Français sur 3 a donc mangé plus – ou moins – en quantité pendant le confinement. 

37% des Français ont cuisiné plus de plats faits maison 

Seuls 4% des Français ont moins cuisiné pendant le confinement. Les plats maison ont remporté un franc succès, aussi bien chez les femmes (elles sont 39% à avoir plus cuisiné que d’habitude) que chez les hommes (33%). L’émission de Cyril Lignac y est-elle pour quelque chose ? Le mystère reste entier. 

Les apprentis chefs cuistots se sont néanmoins heurtés à un problème de taille : la disponibilité des produits. Plus de la moitié des répondants (57%) ont déclaré rencontrer plus de difficultés à trouver les aliments souhaités dans les magasins. 

Un tiers des Français a pris du poids 

Un peu moins d’une personne sur 3 (30%) a déclaré avoir pris du poids pendant le premier confinement. Sans surprise, les personnes ayant pris le plus de poids sont celles qui ont réduit leur activité sportive : 37% des Français ont fait moins de sport, à cause du télétravail et/ou de la fermeture des clubs de sport amateur.

La prise de poids est également corrélée au fait d’être parent d’un enfant de moins de 16 ans, et de percevoir sa situation financière comme difficile. Pour ce dernier point, l’étude avance quelques explications. La situation financière serait source de stress et provoquerait «le recours à une alimentation émotionnelle (manger en réponse à des émotions, comme l’anxiété)». Autre hypothèse : «les aliments de densité énergétique plus élevée (riches en graisses et en sucres) susceptibles de faire prendre du poids, sont aussi les moins chers». 

Enfin, la santé mentale joue sur la prise de poids. 48% des personnes en état dépressif certain ont déclaré avoir pris du poids pendant le confinement. Là encore, on retrouve l’explication de l’alimentation émotionnelle, plus copieuse ou plus riche en sucre, réputée réconfortante. 

Les femmes sont plus touchées que les hommes 

Globalement, les femmes ont subi d’avantage de modifications de leur comportement alimentaire que les hommes. Elles sont plus nombreuses à avoir grignoté, mais aussi plus nombreuses à avoir cuisiné, ou à avoir eu une perte d’appétit. Les causes sont variables. 

«L’augmentation du grignotage (…) chez les femmes peut s’expliquer par le stress engendré par des tâches domestiques accrues à cause du confinement (courses, préparation de repas, gestion des enfants….), tâches encore majoritairement prises en charge par les femmes», avance l’étude. L’attention portée au poids, qui reste plus élevée chez les femmes, souligne quant à elle «une pression sociale à l’égard de l’apparence physique plus forte sur les femmes que sur les hommes, qui les poursuit même en temps de confinement».



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