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cinq questions pour un scrutin qui va compter


Un dimanche qui va compter. Participation, poussée de la droite, alliances de la gauche… Les résultats des régionales seront très scrutés.

Après un premier tour des régionales boudé par une grande partie des électeurs (66,7 % d’abstention), la plupart des partis avancent vers le second sans certitudes. Entre déceptions, espoirs et succès relatifs, de nombreuses questions restent en suspens.

Combien de régions pour LR ? Le RN va-t-il limiter la casse ? L’alliance à gauche peut-elle résister ? Autant de problématiques qui auront de grandes conséquences à l’avenir, tant au niveau local que national, alors que la présidentielle des 10 et 24 avril 2021 se profile à l’horizon.

Le taux d’abstention va-t-il atteindre un nouveau record ?

Sauf surprise, le premier parti de France devrait rester celui des abstentionnistes. Selon un sondage Ifop pour Le JDD publié hier, seulement 36 % des Français prévoient de se rendre aux urnes dimanche.

Désintérêt pour la politique, sentiment de ras-le-bol, non-prise en compte du vote blanc… Les raisons sont nombreuses. Et elles auront des conséquences pour les partis, qui payent tous cette désaffection.

Le RN décrochera-t-il sa première région ?

Contrairement à une idée bien ancrée, les électeurs du RN ne se sont pas déplacés en masse. Pire, il est le parti qui en aurait le plus pâti, avec environ 73 % d’abstention pour ses électeurs. Marine Le Pen et les différents ténors du parti d’extrême droite ont donc appelé, autant que les autres, à la mobilisation de leur électorat pour les soutenir dans les urnes.

A l’heure du second tour, seul Thierry Mariani semble réellement en mesure, mais sans certitude, de remporter une région pour le RN, en Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy est au coude-à-coude avec le président sortant LR Renaud Muselier.

LREM peut-elle s’implanter enfin s’implanter localement ?

Sur les treize listes déposées par le parti présidentiel lors du premier tour, quatre ont été priées de prendre la porte avant le second. Seul Ary Chalus (Guadeloupe) a presque obtenu sa réélection dès le premier tour (49,3 %). Le seul espoir d’emporter une région métropolitaine se situait dans le Centre-Val de Loire. Mais la liste menée par le ministre Marc Fesneau n’a obtenu qu’une quatrième position avec 16,6 % de voix.

Il reste donc du chemin à la LREM pour parvenir à s’imposer au niveau local. Le maintien de ses 9 listes doit justement permettre au parti de planter sa graine sur le territoire national en obtenant ses premiers conseillers.

Les Républicains vont-ils confirmer leurs bons scores ?

En difficulté lors des dernières élections nationales, le parti LR, mais également ses anciens membres, ont réalisé de bons scores. Les présidents sortants Laurent Wauquiez (43,7 %) en Auvergne-Rhône-Alpes et Xavier Bertrand (41,39 %) dans les Hauts-de-France sont en bonne position pour conserver leurs sièges.

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Renaud Muselier, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, possède encore toutes ses chances d’en faire de même. En Ile-de-France, l’ex-LR Valérie Pécresse est également arrivée en tête, de même que Jean Rottner dans le Grand Est et Hervé Morin en Normandie. De quoi envisager sereinement de rester le mieux placé sur l’ensemble du pays.

Les alliances à gauche vont-elles porter leurs fruits ?

Le «bloc social et écologique» peut remporter au moins sept régions dimanche, a estimé le premier secrétaire du PS Olivier Faure lundi sur RTL. Des alliances entre le PS, EELV et LFI se sont en effet rapidement et naturellement nouées dès le lendemain du premier tour. Et ce bloc est bien placé en Occitanie, où Carole Delga (39,57 %) est en bonne position pour conserver son siège de présidente, tout comme Alain Rousset (28,84 %) en Nouvelle-Aquitaine, François Bonneau dans le Centre-Val-de-Loire (34 %) ou Marie-Guite Dufay en Bourgogne-Franche-Comté.

Dans les Pays de la Loire, l’union entre Matthieu Orphelin (EELV) et Guillaume Garot (PS) donne une base potentielle de 35 % à eux deux avec les résultats du premier tour. Mais l’alliance la plus scrutée sera sûrement celle en Ile-de-France, menée par l’écologiste Julien Bayou pour tenter de renverser Valérie Pécresse.



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