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Cinéma : «Dune», «L’origine du monde», «La proie d’une ombre»… Ces 5 films à voir ce mercredi


L’adaptation tant attendue du roman SF «Dune», la première réalisation de Laurent Lafitte «L’origine du monde», le thriller d’épouvante «La proie d’une ombre», le drame israélien «Le genou d’Ahed», et «Blue Bayou» ou l’histoire bouleversante d’un homme expulsé de son pays… Voici cinq long-métrages à découvrir au cinéma ce mercredi 15 septembre.

«Dune», de Denis Villeneuve

La pression était forte pour Denis Villeneuve, tant l’adaptation de Dune, roman culte de Frank Herbert (1965), était jugée impossible. Et le Canadien est bien le grand réalisateur de science-fiction attendu. Après «Premier contact», et «Blade Runner 2049», il s’attaque cette fois à l’Everest de la SF, écoulé à plus de 12 mil­lions d’exemplaires. Présenté à la Mostra de Venise, le film est une réussite au-delà des attentes, dont on ne voit pas passer les 2h30. On suit, dans un futur lointain l’ascension de Paul, fils du duc Leto Atréides, chef d’une grande famille de l’aristocratie galactique.

Le duc doit prendre sur ordre de l’Empereur la succession des rivaux Harkonnens sur la planète Arrakis, surnommée Dune par les Fremens, peuple de résistants du désert. Arrakis regorge de la précieuse Epice, dopant spirituel et ingrédient vital pour les voyages spatiaux. Mais les Harkonnens voient les choses autrement…

Dès les premiers plans, la beauté des images est frappante et magnifie ces étendues désertiques à perte de vue. Le style épuré, les visions contemplatives envoûtantes entrecoupées de scènes d’actions nerveuses font de Dune un film à déguster sur grand écran. Côté casting, Timothée Chalamet en jeune Paul, Sarah Ferguson, sa mère, ou le noir baron Harkonnen (Stellan Skarsgârd), semblent sortis du livre. Et Villeneuve a su synthétiser les différents aspects de l’œuvre : l’écologie, la croyance religieuse, la colonisation… Avant une deuxième partie qu’on espère voir arriver au plus vite.

«L’origine du monde», de et avec Laurent Lafitte

Un mort parmi les vivants. Pour son premier long-métrage en tant que réalisateur, Laurent Lafitte a librement adapté la pièce de théâtre L’origine du monde signée par Sébastien Thiéry en 2013, dans laquelle il interprète Jean-Louis, un bourgeois qui respire encore alors que son cœur, lui, a cessé de battre. Totalement désemparé, cet homme privé de pouls se laisse traîner chez une coach de vie, aux allures de gourou (Nicole Garcia), qui lui ordonne de photographier le sexe de sa mère (Hélène Vincent) s’il souhaite guérir.

Mais n’est pas Gustave Courbet qui veut… et la mission va s’annoncer ardue. Jean-Louis, sa femme Valérie (Karin Viard) et son meilleur ami vétérinaire (Vincent Macaigne) vont tout tenter, jusqu’à se lancer dans l’organisation d’un apéritif naturiste dans leur salon cossu parisien. Le pensionnaire de la Comédie-Française signe une comédie qui brise les tabous sans jamais tomber dans la vulgarité, mais avec une bonne dose d’humour noir. Il explique avec eu «l’envie d’un drame qui fasse rire». Un pari réussi grâce à un casting brillant qui s’en donne à cœur joie dans cette farce grinçante. 

«La proie d’une ombre», de David Bruckner

Une veuve en plein désarroi. Depuis la mort brutale et soudaine de son mari, Beth, jouée par Rebecca Hall, vit recluse dans sa maison au bord du lac et est témoin, notamment la nuit, de manifestations inexpliquées, et sent comme une présence autour d’elle. Déterminée à élucider ce mystère, elle fouille dans les affaires de son époux… à ses risques et périls. «La proie d’une ombre» est à la fois une histoire de fantômes aux accents de romance gothique et le portrait d’un mariage profondément perturbé. «C’est un récit plein de mystère, d’angoisse, de déchirement et de révélation», promet le réalisateur David Bruckner, qui est aussi l’auteur du film «Le rituel». 

«Le genou d’Ahed», de Nadav Lapid

Le réalisateur israélien Nadav Lapid, Ours d’or à Berlin pour «Synonymes», aborde avec «Le genou d’Ahed», des thématiques sensibles. Dans le désert de l’Arava, au sud d’Israël, un cinéaste relativement célèbre s’apprête à présenter son dernier film au public d’une petite commune isolée. Sur place, il rencontre la déléguée du ministère de la Culture avec qui il devra composer pour espérer recevoir toute subvention publique. Il devine progressivement que cette dernière n’a pas forcément les idées arrêtées qu’elle est censée défendre d’un point de vue professionnel.

Parabole sur les dilemmes et les contradictions d’Israël, manifeste humaniste et universel, plaidoyer pour une Nation autre, Nadav Lapid n’hésite pas à forcer la dose démonstrative et parfois outrancière au risque de la caricature. Il n’empêche, la rage intérieure et la saine révolte qui l’animent sont portées avec brio par les acteurs Avshalom Pollak et Nur Fibak.

«Blue Bayou», de et avec Justin Chon

Le public a découvert Justin Chon dans la saga «Twilight» dans laquelle il jouait le personnage d’Eric. Depuis, l’acteur a parcouru du chemin et est passé derrière la caméra. Pour son nouveau long-métrage, il a choisi de planter le décor en Louisiane. Son héros – qu’il incarne également – est un Américain d’origine coréenne qui se voit un jour menacé d’expulsion de son pays d’adoption alors qu’il pensait profiter sereinement de sa compagne Katy (Alicia Vikander) et de la fille de cette dernière Jessie.

Prix du public au Festival du cinéma américain de Deauville, «Blue Bayou» est un playdoyer pour tous ces laissés-pour-compte victimes de racisme.



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