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Chuck Yeager, légende de l’aviation et homme le plus rapide du monde, est décédé


Légende américaine de l’aviation, Charlie «Chuck» Yeager, le premier pilote à avoir franchi le mur du son, est décédé à l’âge de 97 ans, a annoncé lundi son épouse Victoria.

«Je vous annonce avec beaucoup de tristesse que l’amour de ma vie, le général Chuck Yeager est décédé juste avant 9pm ET» (02h00 GMT mardi), a écrit Victoria Yeager sur le compte Twitter de son époux. «Une vie incroyable, bien vécue, le plus grand pilote de l’Amérique et son héritage de force, d’aventure et patriotisme seront pour toujours dans nos souvenirs.» Mme Yeager n’a pas précisé les causes du décès de son époux.

Son exploit avait ouvert la voie

Il était devenu, un beau matin d’octobre 1947, le premier homme à franchir la barre symbolique de Mach 1, crevant ainsi le mur du son.

Jusqu’alors pilote remarqué de l’US Air Force, ayant servi dès 1941 et devenant le premier à être désigné «As en un jour» (5 victoires en une seule journée), il devient après guerre pilote d’essai, alors que l’ère des Jets, ces premiers avions de chasse à réaction, bat son plein, et que la guerre technologique avec l’URSS devient une priorité. 

A cette époque, c’est bien la vitesse la plus rapide possible que les contructeurs aéronautiques recherchent. Mais tous font alors face à un mur dès que les 1.000 km/h sont dépassés : le mur du son. Nombre de pilotes ont déjà donné leur vie pour tenter de le franchir, toujours sans succès, les avions se disloquant dans les airs dès que la barrière de Mach 1 – soit une fois la vitesse du son – se rapprochait. Au fil du temps, cette barrière fictive paraissait infranchissable. 

En cette matinée ensoleillée du 14 octobre 1947, Chuck Yeager doit prendre place, comme d’autres pilotes juste avant lui, à bord du Bell XS-1, petit avion-fusée de 9 mètres de long, qui ressemble plus à un obus qu’à un aéronef, dont la livrée orange vif lui donne des airs de jouet géant. Avec son mêlange hautement explosif de carburant à base d’eau, d’alcool et d’oxygène liquide, c’est une véritable bombe volante. Le constructeur Bell l’a ainsi dessiné d’après la forme d’une cartouche de 12,7 mm, qui en effet passe le mur du son au moment de sortir de la bouche du canon. Celui de Chuck Yeager, est baptisé Glamorous Glennis, du nom de son épouse.

En plein coeur du désert de Californie, il fait déjà 40° sur la base de Muroc Air Field, tandis que les équipes s’affairent pour ce nouveau vol d’essai. Par manque de chance, le pilote s’est brisé deux côtes la veille lors d’une balade à cheval. Qu’à cela ne tienne, il sera bien dans le cockpit minuscule de son obus volant. « Si jamais il était physiquement impossible pour moi de monter dans l’avion X-1, alors je ferais tout simplement annuler la mission », expliquera plus tard Chuck Yeager, précisant  : « Mais si je peux m’installer dans le siège du pilote, c’est que je peux voler. »

18 secondes pour l’Histoire

Un peu avant 10 heures, le bolide des airs est arrimé sous le ventre du gros quadrimoteur B-29, qui l’amène lui-même à une altitude de 8600 mètres. Puis le lâche comme une bombe dans les airs. C’est là que le pilote d’essai enclenche ses moteurs fusées, fendant l’air à pleine vitesse en quête du fameux mur du son, avec juste assez de carburant pour se propulser pendant 2 minutes trente. Alors qu’il s’approche de Mach 0,87, c’est tout son appareil qui commence à trembler sous l’effet de la pression de l’air.

Lancé comme une fusée, l’aiguille du Machmètre avance lentement. A Mach 0,95, les vibrations se font sentir comme jamais, et le risque est grand que Chuck Yeager ne rejoigne ses compagnons d’infortune qui se sont fracassés sur ce mur invisible. A 14.300 mètres d’altitude, alors que son appareil est proche de la désintégration, le pilote décide de piquer légèrement. Il est 10h18. Au sol, on entend alors un gros «boum», et le personnel s’inquiète. Puis, quelques seconde après, la voix de Yeager dans le micro rassure tout le monde. C’est bien le bruit du «Sonic boom» qu’ils ont entendu, preuve de la réussite de l’Américain. 

«L’avion a pu continuer à accélérer progressivement jusqu’à ce qu’une indication de 0,965 sur le machmètre du cockpit soit obtenue», explique l’as. «A cette indication, le compteur s’est momentanément arrêté puis a sauté à 1,06.» Ca y est, l’infranchissable barrière était enfin franchie, et Yeager devenait alors le premier homme de l’histoire à briser le mur du son, et par la même l’homme le plus rapide du monde, pendant 18 secondes exactement, avec ses 1126 km/h. «Il n’y a pas eu de ballottements, pas de secousse, pas de choc», se souvient-il. «Surtout, pas de mur de briques à traverser. J’étais en vie.»

7 minutes 30 après avoir été largué en plein ciel, il touchait à nouveau le sol à bord de son appareil, ayant atterri en vol plané après avoir épuisé tout son carburant.

Il entrait définitivement dans l’histoire de l’aviation, et devenait le pilote d’essai le plus célèbre au monde. Une gloire dont il pourra profiter plus tard, puisque, période de guerre froide oblige, l’exploit ne fut rendu public qu’après, en 1948. Il poursuivra sa carrière dans l’armée jusqu’en 1975, ayant formé les pilotes à devenir de futurs astronautes.

La scène du record a été magnifiquement montrée dans le film «L’Etoffe des héros», tiré du roman du même nom, avec l’inoubliable Sam Sheppard dans la peau de l’intrépide pilote. 

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