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Christophe Girard : «Je ne me suis pas assez intéressé à l’oeuvre de Matzneff»

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Christophe Girard s’est exprimé pour la première ce jeudi 30 juillet au matin sur France Inter depuis sa démission surprise une semaine auparavant. Et l’ancien adjoint à la mairie de Paris en charge de la culture, accusé de lien avec Gabriel Matzneff, a été offensif.

Christophe Girard, qui n’avait pourtant été que cité comme témoin dans l’enquête pour viol sur mineurs visant Gabriel Matzneff, a dit «ne pas regretter son départ de la mairie de Paris» et a assuré «ne pas avoir démissionné sous la pression».

Concernant ses liens avec l’écrivain soupçonné de pédocriminalité, Christophe Girard a fait une concession : «Je ne me suis sans doute pas intéressé suffisamment à l’oeuvre de Matzneff, c’est le grand reproche que je peux m’adresser. Lorsque j’ai lu le livre de Vanessa Springora, j’ai compris qu’il y avait un caractère manipulateur avéré». Plus largement, il «regrette d’avoir fréquenté Gabriel Matzneff».

Christophe Girard a également mis son poste en perspective : «Quand on est adjoint à la culture à la mairie de Paris depuis 17 ans, c’est comme être ministre de la culture. On a comme rôle dans la société d’écouter les artistes. Imaginons que soient vivants aujourd’hui Gauguin, le Caravage… malgré leurs crimes, je les rencontrerais aussi».

Mais sa proximité supposée avec Gabriel Matzneff fait polémique. Le site Mediapart a récemment révélé trois notes de frais de Christophe Girard payées par la mairie pour des déjeuners avec Gabriel Matzneff, dont la dernière en 2019. Jeudi 29 juillet, l’écrivain a encore témoigné de son amitié pour Christophe Girard, dans une lettre.

Une affirmation qui a fait bondir l’ex-adjoint parisien : «Je réfute avoir été son ami, on n’a pas du tout la même définition de l’amitié. Il considère que ces rencontres mondaines débouchent sur l’amitié. Pour moi, l’amitié débouche sur une certaine forme d’intimité, en rencontrant nos familles. Gabriel Matnzeff ne connaît pas ma famille. Je le voyais régulièrement comme des milliers d’artistes en vingt ans»

«Je savais que ce serait invivable de rester»

Christophe Girard a tenu à rappeler que «les combats de (sa) vie ont été contre les discriminations, le patriarcat, les violences faites aux femmes et aux enfants. Qui pourrait penser que j’ai une quelconque indulgence pour la pédophilie ? C’est une insulte».

A propos de son départ de la mairie, il dit avoir «fait ce choix car en bon connaisseur des Etats-Unis et de la “cancel culture”, je savais que ce serait invivable de rester à mon poste», a-t-il expliqué.

Quelques heures avant sa démission, jeudi 23 juillet, une manifestation féministe avait eu lieu devant l’hôtel de ville de Paris pour réclamer son départ. «Adjoint à la culture du viol, c’est d’une violence inouïe», a déploré l’ex-adjoint en référence à une pancarte ainsi qu’au mot d’ordre de la mobilisation.

Interrogé sur les élues et militantes féministes qui ont manifesté contre lui, le démissionnaire ne s’est pas montré rancunier : «Je n’attends pas d’excuses d’Alice Coffin. Je soutiens le combat féministe et le combat des femmes. Je n’ai pas changé d’un iota. Elle ne va pas trop loin dans son combat, c’est de sa génération.

En revanche, Christophe Girard estime que Alice Coffin «a sans doute été débordée par des banderoles de la haine, qu’on ne peut pas montrer devant l’hôtel de ville quand on porte l’écharpe d’élue. C’est une faute démocratique». Une banderole «bienvenu à pédoland» avait notamment été déployée lors de la manifestation du jeudi 23 juillet.

L’ancien adjoint se montre surtout très inquiet par l’air du temps. Il demande ainsi «qu’une loi soit votée pour la transparence des réseaux sociaux et de Wikipédia. La démocratie est en danger. Si la justice, ce sont les réseaux sociaux et la rue, nous irons dans une forme de Terreur. Ce sera le retour de Robespierre et des comités de salut publique», anticipe-t-il.

Ensuite questionné sur le maintien de Gérald Darmanin au gouvernement malgré les nombreuses critiques, Christophe Girard a adressé une réponse indirecte : «Moi jusqu’à preuve du contraire, je n’ai violé personne et la présomption d’innocence est absolument vitale dans notre démocratie.»

Enfin, ce proche de la maire de Paris a tenu à «saluer le courage de Anne Hidalgo et son amitié sans faille, car elle connait ma vérité (…) Cette affaire est un montage politique pour l’atteindre à travers moi», qui ne menace pas l’alliance Hidalgo-verts, selon lui.

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