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Charte de l’islam : «rien à négocier» avec ceux qui refusent de la signer, affirme Gérald Darmanin


L’Etat ne transigera pas. Alors que plusieurs fédérations de mosquées ont refusé de signer la Charte des principes de l’islam de France, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a prévenu qu’il n’y avait «rien à négocier» avec celles-ci et que tout serait fait pour les empêcher de prospérer.

Le ministre cible Millî Görüs, association au cœur de la polémique concernant la subvention accordée par les écologistes pour la construction de la mosquée de Strasbourg, mais aussi le Comité de coordination des musulmans turcs de France et le mouvement Foi et Pratique, proche des prédicateurs rigoristes du Tabligh. Ces trois groupes, présents au sein du Conseil français du culte musulman, ont refusé de signer la Charte des principes de l’islam.

Une décision dont Gérald Darmanin estime qu’elle «lève le voile sur le théâtre d’ombres des ingérences étrangères et des mouvements extrémistes qui opèrent sur notre sol». La Charte de l’islam, qui s’inscrit dans le contexte de lutte contre le séparatisme, rejette en effet l’islam politique (l’islamisme) et précise que les discours défendant des régimes étrangers n’ont pas leur place dans les lieux de culte. Ces passages du texte sont notamment pointés du doigt par les trois groupes refusant de signer. Ils estiment qu’ils «sont de nature à fragiliser les liens de confiance entres les musulmans de France et la nation» et souhaitent donc que des changements soient effectués.

Associations éducatives et écoles hors-contrat très surveillées

«Il n’y a rien à négocier avec ces gens-là», a répondu le ministre de l’Intérieur, dans un entretien au Point. «Nous mobiliserons tous les leviers de l’Etat pour empêcher l’installation de ceux qui n’ont pas signé la charte, a-t-il ajouté. «Cela vaut aussi pour les associations éducatives religieuses ou les écoles hors contrat. Il serait inimaginable que ces dernières puissent prétendre à des agréments sans avoir ratifié la charte, les contrôles seront très intenses».

«Les gens qui se livrent à des ingérences étrangères ou qui encouragent l’islam politique auront de très gros problèmes, qu’ils s’attendent à avoir l’Etat sur leur dos matin, midi et soir», a-t-il prévenu. Il a par ailleurs demandé aux préfets d’organiser prochainement des «assises territoriales avec les acteurs de l’islam», qui devront avoir lieu d’ici le 31 mai prochain. Il s’agira, selon ses souhaits, d’une discussion «approfondie» en particulier sur «la formation des cadres religieux (imams, prédicateurs, enseignants de théologie, responsables associatifs…)» et de promouvoir les dispositifs formant notamment aux questions de laïcité. Il souhaite aussi voir évoqués «la gouvernance des lieux de culte et le financement du culte».

Ces assises permettront «la départementalisation de l’islam de France, qui jusqu’à présent était plutôt organisé au niveau national ou régional, faisant la part belle à des gens qui n’étaient pas toujours très représentatifs», a précisé le ministre.



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