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«Ce qu’il faut de nuit» de Laurent Petitmangin, Prix Fémina des lycéens : l’itinéraire d’un succès inattendu


Premier roman de Laurent Petitmangin, paru en août 2020 à La Manufacture de livres, «Ce qu’il faut de nuit» a reçu le prestigieux Prix Femina des lycéens. Un prix de plus pour un succès inattendu mais mérité.

Vendu avant même sa parution à près d’une dizaine d’éditeurs étrangers, promis à une adaptation cinématographique pour Arte, le roman de Laurent Petitmangin s’est déjà écoulé à plus de 40 000 exemplaires. Il jouit désormais de dix prix littéraires. Du Prix Stanislas, premier prix de l’automne attribué à un premier roman au prix Révélation de la Société des Gens de Lettres, en passant par le prix du Barreau de Marseille, c’est désormais le très prescripteur Prix Fémina des lycéens qui reconnaît en ce livre un grand roman.

Le fabuleux destin de Laurent Petitmangin

Toute l’aventure commence en novembre 2019 quand l’éditeur Pierre Fourniaud reçoit par email deux manuscrits de Laurent Petitmangin, auteur anonyme d’une cinquantaine d’année, cadre chez Air France, qui n’a jamais publié un roman. Immédiatement enthousiasmé par la découverte de cette plume hors du commun, l’éditeur appelle l’auteur moins de 48 heures après la réception des romans, et décide de défendre ce texte avec ferveur en choisissant d’en faire l’unique livre qu’il publiera lors de la rentrée littéraire 2020. Très rapidement, l’enthousiasme est communicatif : les libraires français qui découvrent le roman en avant-première s’emballent et font de ce livre l’un de leurs principaux coups de cœur de la rentrée.

Un roman choc

Texte de moins de deux cent pages qui s’avale d’une traite, «Ce qu’il faut de nuit» est un roman choc qui porte en lui toutes les tensions de notre époque, sans aucun manichéisme. Un père y raconte dix années de sa vie, dix années pendant lesquelles, seul suite au décès de sa femme, il élèvera ses deux fils. L’amour est omniprésent dans cette famille mais des divergences émergent.

Avec 511 nouveaux romans, la rentrée littéraire est à peine plus resserrée que les années précédentes

Alors que notre narrateur est engagé au sein du parti socialiste où il milite mollement au gré de réunions qui ressemblent davantage aux rendez-vous du club des anciens, il découvre que son fils devenu adulte commence à fréquenter le bord opposé, et colle des affiches pour le Rassemblement National. L’incompréhension est absolue. La faille béante. Dans une France scindée entre deux bords politiques, se pose la question des valeurs à l’echelle de cette famille. Qu’est-ce qu’un père parvient ou non à transmettre à ses enfants ? Y-a-t-il des limites à l’amour paternel ? Peut-on avoir honte de son enfant ? Comment ensuite trouver les ressources pour être à ses côtés quand il en a besoin ?

Bouleversant mais sans pathos, le roman de Laurent Petitmangin frappe fort et juste. C’est le récit d’une France qui ne baisse pas les bras et qui se bat contre les injustices, une histoire d’amour inconditionnel, une réflexion sur ce qui fait basculer parfois des vies. Le lecteur sort de cette lecture un peu groggy avec cette interrogation essentielle : « Et moi, à la place de ce père, qu’aurai-je fait ? »

Ce qu’il faut de nuit, de Laurent Petitmangin, éd. la Manufacture de livres, 198 p., 16,90€.

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