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Ce que l’on sait des cas de réinfection au Covid-19


Dès le début de l’épidémie de Covid-19, certains pays ont fait le pari de l’immunité collective. Les scientifiques étaient réservés sur cette stratégie, ne sachant pas encore si être tombé malade une fois permettait à un patient d’être immunisé. Aujourd’hui, alors que les cas de réinfection se multiplient, la question n’est toujours pas résolue.

Combien de cas ? 

Comme le nombre de cas exact de Covid, il est difficile de savoir avec précision combien de réinfections ont eu lieu depuis le début de l’épidémie. À l’heure actuelle, seules quelques dizaines ont été confirmées par des études et les autorités. Le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC) a expliqué pouvoir confirmer six cas, et ne pas avoir les preuves suffisantes concernant 50 autres personnes.

Rapportés aux 40 millions d’infections confirmées liées au Covid-19, le chiffre est donc extrêmement bas. Pour Atlantico, le Dr Jacques Lambrozo, spécialiste en médecine interne, explique cependant qu’il est «probable que d’autres cas de réinfections bénignes pour la plupart sont survenues sans qu’une enquête virologique n’ait été effectuée». 

Les réinfections plus graves que la première contamination ? 

Outre le nombre faible de réinfections, la gravité de celles-ci interroge également les spécialistes. Le 9 octobre dernier, Clinical Infectious Diseases a fait état d’une patiente néerlandaise de 89 ans qui est décédée après une deuxième infection. Admise en urgence à l’hôpital pour des symptômes quelques semaines avant sa mort, elle était finalement ressortie sans trop de séquelles, si ce n’est de la fatigue. Sa deuxième infection aura été plus violente. 

Mais au vu du peu de cas concernés, il reste très difficile de tirer des conclusions pour les scientifiques. Un patient à Hong Kong n’a par exemple développé aucun symptôme lorsque son deuxième test positif est revenu. Selon des scientifiques auteurs d’une étude sur le sujet, la dose de virus à laquelle les malades sont exposés serait un facteur déterminant. De leur côté, le patient observé a eu des symptômes bien plus violents lors de sa réinfection. 

Une demi surprise ? 

Plusieurs médecins expliquent que l’immunité à vie contre le coronavirus était très improbable dès le début. «Les exemples d’autres coronavirus, responsables de banals rhumes mais aussi du Sras et du Mers, montrent qu’il n’y a pas d’immunité à vie», a récemment souligné une experte de l’OMS dans des propos rapportés par franceinfo. Cela peut expliquer en partie l’échec des politiques d’immunité collective menées par certains pays comme la Suède, les Pays-Bas ou encore les Etats-Unis. 

Un impact sur le vaccin ? 

La différence entre immunité à vie et immunité passagère est importante dans la conception d’un vaccin. Car si les anticorps développés pour lutter contre le Covid-19 ne fonctionnent que pour une période limitée, il sera nécessaire de faire des rappels de manière régulière. Si c’est bien le cas, la microbiologiste Sarah Pitts explique sur The Conversation qu’une injection annuelle serait peut-être nécessaire. Cependant, des vaccins utilisant le code génétique d’une partie du virus pourraient avoir une durée de vie plus longue. Cette technique est par exemple utilisée pour le vaccin de l’hépatite B.

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