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Canneseries : de quoi parle «Red Light», la série avec l’actrice de «Game of Thrones» Carice Van Houten ?


En compétition au Festival Canneseries qui se tient jusqu’au 14 octobre, la série «Red Light» avec Carice Van Houten (alias Melisandre dans «Game of Thrones») plonge dans le monde de la prostitution à Anvers et Amsterdam.

Co-créé par Halina Reijn, Carice van Houten, et Esther Gerritse, ce drama belgo-hollandais suit les destins croisés de trois femmes incarnées avec grande justesse : Sylvia (Carice van Houten), une travailleuse du sexe à qui son mac fait miroiter monts et merveilles, Evi (Maaike Neuville), une mère de famille et policière chargée d’élucider des crimes particulièrement violents, et Esther (Halina Reijn), une cantatrice qui traverse des problèmes de fertilité. 

« Le projet a démarré il y a sept ans quand Carice et moi, après des carrières d’actrices très intenses, nous voulions créer nos propres histoires, explique Halina Reijn dans une interview pour Variety. Nous avons fondé notre société Man Up et décidé de créer des dramas menés par des femmes qui lèveraient le voile sur des sujets qui normalement restent cachés. Le sexe, le pouvoir, le contrôle et la rage féminine sont des thèmes que nous voulons traiter avec nos projets.»

Une fascination pour le quartier rouge

La prostitution leur a semblé le terrain idéal pour aborder ces sujets. « J’ai toujours été obsédée par le quartier rouge à Amsterdam (où les femmes derrières des vitrines vendent leurs corps, ndlr), qui a été longtemps considéré comme un symbole de progression, de féminisme et de liberté dans les années 1960 et 1970, mais qui évidemment est un milieu très complexe où le trafic d’êtres humains et le libre-arbitre sont difficiles à distinguer », poursuit-elle. «Est-il préférable de le légaliser pour avoir plus de contrôle sur ce qu’il advient à ces femmes ou est-il préférable d’être strict et de l’interdire complètement ? Nous pensions que le trafic d’être humains et la prostitution seraient des milieux adéquats pour discuter de l’identité féminine, du pouvoir, de la sexualité, du patriarcat et des rôles des genres dans toute leur complexité ».

Pour s’assurer du réalisme de leur entreprise, les créatrices ont « utilisé plusieurs histoires vraies » et rencontré des travailleuses du sexe, des trafiquants, des enquêteurs, des défenseurs des droits humains ainsi que des politiciens.

Bien que de différents niveaux sociaux, leurs protagonistes s’avèrent toutes les trois confrontées aux mêmes problématiques, et ont pour point commun de vouloir « se défaire de leurs démons et de ce que l’on attend d’elles », analyse Carice Van Houten dans Variety. Série coup de poing, «Red Light» suit leurs âpres quêtes de liberté respectives.

Retrouvez toute l’actualité des séries ICI.



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