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Bron : ces précédentes agressions de maires qui ont marqué la France

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La brutale agression, le week-end dernier, du maire d’Ouges, petite commune de 1.500 habitants située en Côte-d’Or, vient, une fois encore, illustrer la multiplication des violences verbales ou physiques visant les édiles partout sur le territoire.

Dimanche 23 mai au soir, Jean-Claude Girard, marchait ainsi dans la rue avec son épouse et un habitant lorsqu’ils ont croisé le chemin d’un homme en quad qui roulait trop vite.

Le maire a fait une remarque au conducteur et aux dires des témoins la violence a été immédiate et inouïe. Une bande, composée de sept ou huit personnes, armées de barres à mine s’est ainsi mise à charger Jean-Claude Girard qui s’est pris un coup sur la tête. Il s’en est sorti avec deux jours d’ITT.

Un tragique exemple parmi d’autres puisque, selon le ministère de la Justice, il y a eu, rien qu’en 2019 (derniers chiffres disponibles), 263 affaires d’atteinte aux élus signalées.

Dans quatre cas sur dix, cela concernait des atteintes aux personnes. Ce taux atteignant même 66 % lorsque la victime est un maire.

Le maire de Bron (Rhône) insulté et menacé

Dernièrement, l’attaque contre Jérémie Bréaud, le maire de Bron dans la banlieue lyonnaise (Rhône) avait également beaucoup choqué l’opinion.

Dans la soirée du 24 février dernier, l’édile avait ainsi vu son véhicule violemment attaqué par une dizaine d’individus. Jérémie Bréaud avait également été insulté et menacé.

Interviewé peu après les faits sur CNEWS, le maire (LR) avait dénoncé «une extrême minorité d’individus qui partout sur nos territoires en France, pourrissent le quotidien de la grande majorité silencieuse». «Ce sont des gens qui refusent les règles et les valeurs de la France», avait-il ajouté.

Le maire de Signes (Var) renversé par une camionnette (2019)

Autre affaire qui avait bouleversé l’opinion publique, celle de Jean-Mathieu Michel, le maire de Signes, dans le Var. Le 5 août 2019, ce dernier avait été renversé par une camionnette dont il voulait verbaliser les occupants pour avoir jeté des gravats sur le bord d’une route. 

Agé de 76 ans, Jean-Mathieu Michel dirigeait sa commune depuis 1983. Sa mort avait stupéfait tous ses administrés. Dès l’annonce de son décès, plusieurs élus avaient manifesté leur émotion, à commencer par le président Emmanuel Macron lui-même.

Le 3 septembre 2020, Stéphane Michel, le fils de la victime, avait déploré sur Sud Radio les lenteurs de la justice.

Le maire de Portbail (Manche) agressé par des campeurs (2020)

Un an après la mort tragique de Jean-Mathieu Michel, Francis d’Hulst, maire de la localité de Portbail dans la Manche, avait lui aussi été agressé.

Le 12 août 2020, cet élu de 70 ans avait informé trois campeurs d’une vingtaine d’années qu’un arrêté municipal leur interdisait d’installer leur tente sur le parking de la plage. Francis d’Hulst les avait alertés également sur les dangers de faire un feu à proximité d’une pinède en période de sécheresse.

Ce faisant, l’un des individus l’avait d’abord insulté, puis menacé de mettre le feu à sa voiture, avant de le frapper à la nuque et dans le dos. «Mais c’est le coup porté le lendemain par le parquet qui m’a fait le plus mal», avait déclaré le maire de Portbail, qui avait porté plainte.

La raison : son agresseur n’avait écopé que d’un rappel à la loi.

Le maire de Chalifert (Seine-et-Marne) attaqué par un administré (2020)

Le même été, le 25 août 2020, Laurent Simon, maire de la commune de Chalifert, en Seine-et-Marne, est violemment agressé par un administré.

Alors qu’il est en voiture pour rentrer chez lui, vers 19h30, un autre véhicule le dépasse pour une histoire de stationnement et se met en travers de la route pour le stopper.

Un couple sort alors du véhicule. Le mari s’en prend violemment au maire et l’agression, filmée, sera ensuite relayée sur les réseaux sociaux. 

Laurent Simon s’en sortira «avec dix jours d’ITT pour une côte cassée», même s’il avait estimé que cela «aurait pu être bien pire».

Comme nombre d’autres édiles, le maire de Chalifert avait considéré qu’il y a un «sentiment d’impunité en France».

«On agresse les enseignants, les pompiers, les fonctionnaires de police maintenant, on agresse les maires», avait-il regretté.





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