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Brexit : passeport, taxes… ce qui change au 1er janvier


De la théorie à la pratique. Le Brexit désormais entériné, le gouvernement britannique et la Commission européenne vont appliquer, à compter de ce vendredi 1er janvier, l’accord de libre-échange scellant les nouvelles relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Un texte de plus de 1.200 pages qui implique plusieurs changements concrets pour les voyageurs.

Aura-t-on besoin d’un visa pour se rendre à Londres ou ailleurs au Royaume-Uni ? Devra-t-on payer des taxes douanières une fois de retour en France ou dans tout autre Etat de l’Union européenne ? Quelles seront les règles à respecter pour voyager entre les deux territoires avec son animal de compagnie ? Avec le rétablissement des frontières britanniques, les questions se bousculent dans la tête de millions de Français et d’Européens.

Pour autant, Londres et Bruxelles se veulent rassurants. Annoncé jeudi 24 décembre pour une mise en application dès le 31 décembre à minuit, l’accord de libre-échange entre les deux parties est «le résultat de nombreux mois de travail intensif», a insisté le négociateur européen Michel Barnier sur Twitter. Il n’en reste pas moins qu’un voyageur informé pourra s’épargner bien des désagréments.

Les Français exemptés de visa pour les courts séjours touristiques

Sauf mauvaise surprise, contexte pandémique oblige, les voyages touristiques à destination du Royaume-Uni pourront continuer sans difficultés.

En effet, les Français, ainsi que tous les autres ressortissants de l’Union européenne, n’auront pas besoin d’un visa pour les voyages touristiques de courte durée, soit ceux inférieurs à trois mois.

De même, les personnes effectuant des voyages d’affaires de courte durée seront également exemptées de visa (courts séjours pour voir un client, assister à des formations ou des conférences par exemple).

A noter également que, jusqu’au 1er octobre 2021, il sera toujours possible d’entrer au Royaume-Uni, avec une simple carte d’identité ou un passeport en cours de validité.

En revanche, passée cette date, la carte d’identité seule ne sera plus acceptée pour franchir la Manche. Il faudra par conséquent obligatoirement se munir d’un passeport.

De sources concordantes, les autorités britanniques ne devraient toutefois pas tamponner les passeports européens.

A noter toutefois une petite subtilité : Pour les citoyens français qui résident en Angleterre (qu’ils aient le statut «settled» – soit «installé» en français – , ou «pre-settled status », «pré-installé»), la carte d’identité française devrait rester valable pour circuler sur le territoire britannique jusqu’en 2025.

Mais si l’un de ces expatriés revenait provisoirement en France, pour des vacances ou un cas de force majeure par exemple, rien ne dit clairement que les titulaires d’un document de résidence permanente en Angleterre pourront regagner le Royaume-Uni avec ce seul document accompagné de leur carte d’identité française. Contacté par CNEWS, le consulat de France à Londres n’était pas disponible pour éclaircir ce point. Dans le doute, il est donc plus prudent d’établir également un passeport français par précaution. 

Il ne faudra pas non plus oublier de souscrire à une assurance santé en cas d’urgence, la carte européenne d’assurance-maladie n’étant plus valable. De même pour pouvoir conduire outre-Manche, il faudra s’équiper d’un permis de conduire international.

Les Britanniques devront justifier leur séjour en France

Concernant cette fois les ressortissants britanniques entrant en France, ces derniers devront désormais être en mesure de justifier leur séjour.

La PAF, c’est-à-dire la police française affectée aux frontières, tamponnera les passeports britanniques et pourra effectuer des contrôles approfondis.

De ce fait, le temps de contrôle à Douvres (ou Dover en anglais, NDLR) pourrait monter jusqu’à plus d’une minute par personne contre à peine vingt secondes aujourd’hui.

Les Britanniques ne sont toutefois pas concernés comme une «nationalité à risques». Par conséquent, «ce ne sera pas la priorité», indique la préfecture des Hauts-de-France. La région tient en effet à conserver une certaine fluidité du trafic sans prendre le risque de la dévier vers les ports belges ou néerlandais.

Car aujourd’hui, 70 % des échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et l’UE passent par Calais et Dunkerque et en moyenne. Cela représente en moyenne 60.000 passagers et 12.000 camions qui y transitent quotidiennement. Et toute une activité économique s’est construite autour. Pas question, donc, de créer des engorgements.

Immigrer au Royaume-Uni sera plus compliqué

Pour les quelque 4 millions d’Européens installés outre-Manche avant le 31 décembre 2020, il n’y a pas d’inquiétude à avoir puisque leurs droits sont en effet protégés. 

En revanche, pour les personnes qui souhaiteraient émigrer au Royaume-Uni après janvier 2021, les procédures seront nettement plus durcies.

Avec la fin de la libre-circulation, pour s’installer outre-Manche pour plus de six mois, il faudra désormais faire une demande de visa. De même, les britanniques vivant sur le sol français devront obtenir un titre de séjour avec la mention «accord de retrait» à partir du 1er octobre 2021.

Pour les personnes désirant travailler au Royaume-Uni, il faudra obtenir un permis de travail avec une promesse de salaire supérieure à 29.500 euros par an. Leur âge, niveau d’études et maîtrise de l’anglais seront également passées au crible.

Mais certaines exceptions devraient être mises en place pour des secteurs en demande de main d’œuvre, comme l’agriculture.

Retour de la détaxe, du Duty Free… et des franchises voyageurs

Le Royaume-Uni venant à être considéré désormais comme un pays tiers, les règles concernant la circulation des marchandises vont également être modifiées. 

Concrètement, les achats faits au Royaume-Uni vont donc être affectés. Et, pour y voir plus clair, la direction générale des douanes françaises a récapitulé, sur son site, les principales informations à connaître.

Ainsi, on apprend notamment que les personnes qui possèdent leur résidence habituelle au Royaume-Uni pourront désormais déduire la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) du prix des marchandises achetées dans l’Union européenne. Une page dédiée «Détaxe : conditions d’éligibilité» explique d’ailleurs toute la procédure en détails.

De même, les voyageurs britanniques, lors de leur départ de France pour le Royaume-Uni, «pourront effectuer des achats dans les comptoirs de vente (boutiques hors taxes ou «duty free») situés à bord des bateaux, avions, ou dans les aéroports et ports», indique la direction générale des douanes françaises.

«La valeur et les quantités des produits vendus ne seront pas limitées par personne et par voyage (renseignez-vous, toutefois, sur les franchises fiscales et douanières en fonction du pays exact de destination)», prend-elle le soin de préciser.

Enfin, pour ce qui est des voyageurs de retour du Royaume-Uni, «des franchises douanières et fiscales en quantités et en valeurs seront applicables en France selon les catégories de marchandises transportées».

En clair, sauf mentions contraires, au-delà de seuils de valeurs (430 euros en valeur pour le transport aérien et maritime, 300 euros en valeur pour le transport routier et 150 euros en valeur quel que soit le mode de transport pour tout voyageurs de moins de 15 ans), les voyageurs devront obligatoirement déclarer les produits transportés et acquitter des droits et taxes (TVA) exigibles.

En plus de ces franchises en valeurs, les voyageurs arrivant en France en provenance du Royaume-Uni se verront appliquer des franchises en quantités du même ordre de celles qui s’appliquent déjà avec n’importe quel autre pays tiers (c’est-à-dire hors Union européenne).

Concrètement, de retour du Royaume-Uni, les voyageurs âgés d’au moins 17 ans pourront rapporter 200 cigarettes (une cartouche de tabac) ou 100 cigarillos ou 50 cigares ou 250 grammes de tabac à rouler. Même schéma pour les alcools puisqu’il ne sera possible de rapporter d’Angleterre qu’un litre d’alcool titrant plus de 22° ou 2 litres si la teneur en alcool est en-dessous de ce seuil. 

Enfin, à noter qu’en plus du site internet de la douane, le gouvernement français a mis en place un autre site spécialement dédié aux questions concernant le Brexit. Son nom : Brexit.gouv.fr.

Le passeport européen pour animaux ne sera plus reconnu

Pour se rendre au Royaume-Uni avec son chien, chat ou furet, le passeport européen pour animaux de compagnie ne sera plus reconnu. Toutefois, les règles ne changeront pas tout de suite dans l’attente d’un nouveau protocole.

Dans le sens inverse, donc pour se rendre dans un pays membre de l’Union européenne avec son animal de compagnie, la procédure sera en revanche plus compliquée. 

A partir du 1er janvier, les chats, chiens et furets britanniques devront en effet être accompagnés d’un certificat sanitaire pour entrer dans l’Union européenne. Il s’agit, en l’occurrence, d’un certificat de bonne santé valable quatre mois auprès d’un vétérinaire, et établi au moins dix jours avant le voyage dans l’UE.

UNE FACTURE DE PORTABLE PLUS CHÈRE

Autre conséquence de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, la facture des téléphones portables pourrait bien être plus chère puisque le droit des consommateurs européens à l’itinérance aux tarifs nationaux ne sera pas garanti. 

En clair, en utilisant son téléphone portable sur place, les opérateurs mobiles britanniques pourront donc facturer des frais supplémentaires aux clients européens. Et même son de cloche pour les Britanniques en Europe. 

Londres dit Good bye à Erasmus

C’est la fin d’une relation de plus de trente ans. Avec le Brexit, le Premier ministre britannique Boris Johnson a confirmé que son pays allait quitter le programme d’échange européens d’étudiants Erasmus.

Un chalutier dans le ort de Eyemouth en Ecosse le 18 décembre 2020 [Andy Buchanan / AFP]

Les étudiants français voulant se rendre au Royaume-Uni pour un échange universitaire à la rentrée 2021 seront donc considérés comme des étudiants étrangers. Ce faisant, les frais d’inscriptions devraient fortement augmenter et décourager de nombreux candidats.

Chaque année, ce sont plus de 32.000 étudiants européens qui pouvaient intégrer les universités britanniques, dont certaines très prestigieuses, pour un coût modique. Un coup dur et d’autant plus pour les étudiants français, les universités anglaises étant leur troisième destination préférée.

Retrouvez toute l’actualité du Brexit ICI





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