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Brésil : moins de morts du coronavirus dans les villes dirigées par des femmes, selon une étude


Les femmes meilleures gestionnaires que les hommes ? C’est en tout cas ce qu’indique une étude menée au Brésil sur la pandémie de coronavirus, selon laquelle les villes dirigées par des femmes ont enregistré moins de décès que celles gouvernées par des hommes.

Après avoir analysé un échantillon de 700 municipalités de moins de 200.000 habitants (sur les 5.500 que compte le Brésil au total), les chercheurs – travaillant dans les universités de Sao Paulo (Brésil), de Barcelone (Espagne) et à l’Institut d’enseignement et de recherche (Insper) de Sao Paulo – ont observé que, dans les communes dirigées par des femmes, le nombre de victimes du Covid-19 pour 100.000 habitants était inférieur de 43,7 %, et le nombre d’hospitalisations inférieur de 30 %.

«Nos résultats fournissent des preuves causales crédibles que les femmes dirigeantes ont obtenu de meilleurs résultats que les hommes lorsqu’elles ont traité une question de politique mondiale», écrivent les auteurs de l’étude, repérée par la BBC, en phase de prépublication et qui n’a pas encore fait l’objet d’un examen par les pairs.

Selon elle, cette différence s’explique par la tendance des maires femmes à privilégier les mesures «non-médicales» pour lutter contre le coronavirus. Elles ont été 5,5 % plus nombreuses en proportion à interdire les grands rassemblements, 8 % à rendre le port du masque obligatoire et 14 % à demander un test négatif pour entrer dans leur ville.

Ainsi, les scientifiques ont calculé que, si la moitié des villes brésiliennes étaient dirigées par des femmes (contre environ 13 % aujourd’hui), ce sont 75.000 vies qui auraient pu être sauvées, sur les près de 550.000 décès du Covid-19 enregistrés dans le pays. Soit 15 % de victimes de moins.

Aversion au risque et plus grandes qualifications ?

Pour trouver les raisons derrière l’apparente meilleure gestion des femmes dans la pandémie, les chercheurs ont exploré des facteurs tels que l’âge, le niveau d’instruction ou les mesures sanitaires prises avant la crise, mais n’ont trouvé aucune corrélation. Selon Jessica Gagete-Miranda, chercheuse en politique publique à l’Université de Milan-Bicocca (Italie), interrogée par la BBC, l’explication se cache peut-être derrière la plus grande aversion au risque associée aux femmes.

Mais aussi potentiellement derrière le fait que le monde politique brésilien est encore très masculin, ne permettant qu’aux femmes les plus qualifiées d’accéder aux postes de responsabilité. «Peut-être que les femmes maires finissent par prendre de meilleures décisions sous pression parce qu’elles sont déjà confrontées à plus de pression et à des défis supplémentaires dans leur carrière politique», ajoute Raphael Bruce, co-auteur de l’étude.

Un Brésilien de 29 ans s'est fait injecter son vaccin déguisé en une espèce d'anaconda d'Amérique du Sud.

A noter que cette étude va dans le même sens que de précédentes analyses, publiées l’an dernier. L’une d’elles, basée sur 194 pays et produite par Centre for Economic Policy Research et le World Economic Forum, a montré que les Etats dirigés par des femmes (Allemagne, Nouvelle-Zélande, Danemark, Taïwan…) avaient systématiquement obtenu de meilleurs résultats dans la gestion du Covid-19. Une autre étude, consacrée aux Etats-Unis et publiée dans la revue Journal of Applied Psychology, a conclu que les Etats américains gouvernés par des femmes avaient déploré moins de morts du coronavirus que ceux dirigés par des hommes.



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