heureux-qui.com
Image default
Fil Info

Bitcoin : une start-up française lance un plan épargne basé sur la cryptomonnaie


Alors que le cours du Bitcoin poursuit son envolée en cette fin d’année, une start-up française entend permettre au plus grand nombre de miser sur la célèbre cryptomonnaie. Intitulée StackinSat, cette jeune pousse de la fintech propose l’équivalent d’un plan d’épargne à long terme basé sur cette monnaie électronique.

Si la fièvre acheteuse s’empare de certains comme c’était le cas fin 2017, StackinSat entend tempérer les ardeurs et rappelle qu’on ne s’improvise pas trader du jour au lendemain. Son credo est plutôt de proposer un placement à long terme qui pourrait se révéler plus profitable.

«Tout le monde a son avis sur le bitcoin, mais en réalité personne -pas même nous- ne connait à l’avance l’évolution de cette cryptomonnaie. Celui qui prétend le contraire est un charlatan», prévient Jonathan Herscovici, fondateur et CEO de StackinSat. Mais le bitcoin a surtout un avenir qui entend se construire tout au long de la décennie. «Il faut considérer le bitcoin comme une valeur de réserve, au même titre que l’or qui a toujours la confiance auprès des gens et reste un incontournable. A l’avenir, le bitcoin présente toutes les qualités pour devenir lui aussi une valeur refuge».

Un enregistrement de l’Autorité des marchés financiers

En septembre dernier, StackinSat a été la première start-up du genre à lancer son activité avec le statut PSAN (Prestataire de services sur actifs numériques) délivré par l’AMF, l’Autorité des marchés financiers. Un statut qu’il convient désormais d’obtenir obligatoirement en France si l’on souhaite exercer dans ce secteur. Lancée officiellement le 1er octobre dernier, StackinSat était en réalité en gestation depuis plusieurs mois, avant de se lancer début 2020 sur le marché. 

Concrètement, cette fintech invite ses clients à venir s’inscrire sur sa plate-forme en ligne et à lancer un versement hebdomadaire ou mensuel régulier à partir de 10 euros, directement versé à partir d’un virement bancaire. Il faut également être détenteur d’un porte-feuille numérique pour recevoir ses bitcoins, très simplement ouvrable sur des applications sécurisées comme GreenWallet, qui permet de recevoir ou d’envoyer les cryptomonnaies. «Par cette mesure, vos bitcoins restent intégralement votre propriété, nous ne les détenons pas», explique ainsi Jonathan Herscovici.

«Le client n’a alors plus rien à faire, même s’il peut consulter à tout moment l’état de son compte, stopper ou suspendre ses versements. Cela reste sans engagement. Nous nous occupons d’envoyer les bitcoins sur votre wallet et nous prenons 1,5 % de commission en euro», ajoute-t-il. L’idée est donc d’investir non pas sur le court ou moyen terme, mais sur le long terme. «Nous conseillons d’étaler les paiements, ce qui est moins risqué et de ne pas dépasser des versements représentant 5 à 10 % de votre salaire mensuel. Par exemple, nos clients actuels versent en moyenne 150 euros par mois», souligne Jonathan Herscovici.

Quand vient la question : combien ce placement peut-il rapporter ? Jonathan Herscovici rappelle qu’il n’y a aucun taux d’intérêt, ni d’objectif de rendement, car «personne ne peut prédire à quel niveau sera le bitcoin dans les prochaines années. Il reste surtout possible que le bitcoin s’installe durablement et qu’il puisse atteindre un cours de 100.000 dollars, voire beaucoup plus d’ici cinq à dix ans». Un petit simulateur présent sur le site permet par exemple de voir combien aurait-on pu gagner cette année si on avait investi dans le bitcoin.

Une cryptomonnaie solide ?

Il s’agit donc d’investir en «bon père de famille» pour faire un point dans trois, cinq, voire dix ans. Et pourquoi pas de miser sur un investissement plus rentable que les épargnes bancaires actuelles, dont les intérêts restent relativement faibles, comme le Livret A à 0,5 %.

Si StackinSat se montre si confiant dans le bitcoin, c’est surtout en raison de plusieurs facteurs qui sont passés au vert ces derniers mois. Le contexte de 2020 a en effet accéléré l’intérêt de nombreuses institutions pour le bitcoin cette année, qui ont investi en masse dans cette devise électronique, d’où les cours qui ont explosé et dépassé les 20.000 dollars, et se dirigent vers les 30.000 dollars.

«Tous les investisseurs institutionnels veulent se placer sur le bitcoin en vue de 2021. Il y a plusieurs raisons et la première est que les monnaies fiduciaires comme le dollar et l’euro devraient connaître une inflation [NDR : beaucoup d’argent est émis actuellement pour couvrir les dépenses liées à la crise sanitaire]. Le bitcoin se place donc comme une valeur refuge. Deuxièmement, d’autres facteurs devraient accentuer la confiance placée dans le bitcoin. On sait par exemple que des pays travaillent déjà sur une version digitale de leur monnaie, c’est le cas pour la zone Euro, mais aussi en Chine. Or, ces monnaies centralisées pourront être tracées et il y aura une vraie problématique autour des données personnelles qui pourraient être collectées. De son côté, le bitcoin est une monnaie décentralisée qui justement propose tout le contraire, ce qui séduit».

Une force qui devra être largement mise en avant en 2021, afin de donner une couleur positive au bitcoin, dont l’image reste encore obscure auprès du grand public.

Retrouvez toute l’actualité Numérique ICI



Source link

Autres articles à lire

Présidentielle 2022 : quelles sont les nouvelles règles électorales adoptées par l’Assemblée nationale ?

adrien

Primaire de la droite : les réactions suite à la victoire de Valérie Pécresse

adrien

Election américaine : pas de débat mais deux émissions face-à-face le même jour pour Trump et Biden

adrien

Manchester City-OL (1-3) : Lyon tient son nouvel exploit et rallie les demi-finales

adrien

Municipales à Paris : Agnès Buzyn reproche à Rachida Dati le soutien de Marine Le Pen

adrien

quelles prévisions de trafic pour le vendredi 18 février ?

adrien