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Bélarus : la sprinteuse Krystsina Tsimanouskaya vend une de ses médailles au profit des athlètes désavoués par le régime de Loukachenko


Lors des JO de Tokyo, la sprinteuse bélarusse Krystsina Tsimanouskaya a fait parler d’elle en appelant le Comité international olympique (CIO) à l’aide pour échapper à un rapatriement forcé dans son pays. Aujourd’hui réfugiée en Pologne après une halte en Autriche, elle a, ce lundi 9 août, mis l’une de ses médailles en vente.

L’athlète a remporté ce titre en argent lors des Jeux européens de Minsk, au Bélarus, en 2019. La récompense fait l’objet d’enchères en ligne, sur Ebay, pour un prix de départ de 5.000 dollars (environ 4.250 euros). Cette initiative est lourde de sens puisque le produit de cette vente doit être reversé à la Fondation bélarusse pour la solidarité dans le sport (BSSF), qui vient en aide aux athlètes désavoués par le régime d’Alexandre Loukachenko, le président du Bélarus.

Il semblerait que Krystsina Tsimanouskaya considère faire elle-même partie de cette catégorie. Pendant les JO de Tokyo, elle s’est dite sous la menace d’un rapatriement forcé après avoir critiqué sa fédération nationale sur les réseaux sociaux. Craignant d’être mise en prison à son retour au Bélarus, elle avait demandé la protection du CIO, refusant de monter dans l’avion qui devait la ramener chez elle.

Plusieurs pays lui avaient alors offert l’asile et l’athlète a choisi de rejoindre la Pologne, qui lui proposait un visa humanitaire. Depuis, le CIO a sanctionné deux entraîneurs bélarusses pour leur implication dans cette affaire. Artur Shimak et Yury Maisevich se sont vus retirer leurs accréditations pour les JO de Tokyo, vendredi 6 août. Ils ont été priés de quitter immédiatement le Village olympique.

D’autres sanctions à venir

Le président du Comité, Thomas Bach a précisé que «la procédure continuait», indiquant que «la commission disciplinaire prendra les sanctions et décisions appropriées». «Nous ne sommes pas en position de changer le système politique dans un pays, ce n’est pas notre mission, a-t-il ajouté. Notre responsabilité est de protéger les sportifs du mieux possible, de sanctionner et tenir loin des Jeux ceux qui ne respectent pas nos valeurs».

De son côté, Krystsina Tsimanouskaya s’est dite «surprise que la situation soit devenue un tel scandale politique». Affirmant vouloir se concentrer sur sa carrière sportive, elle a malgré tout tenu à soutenir les actions de la BSSF en vendant cette médaille qui, comme le souligne franceinfo, revêt une grande valeur sentimentale pour elle. Dans un communiqué, la sprinteuse explique l’avoir remportée lors d’une compétition particulièrement importante à ses yeux puisqu’elle «se déroulait à domicile», à Minsk, au Bélarus.

Elle n’est pas la première athlète bélarusse à céder une de ses récompenses pour la cause : Aliaksandra Herasimenia, ancienne nageuse et présidente de la BSSF, a elle-même vendu sa médaille d’or remportée lors des championnats du monde de 2012. Elle a été contrainte de se réfugier en Lituanie après avoir appelé à l’annulation des compétitions internationales au Bélarus. Accusée de «porter atteinte à la sécurité nationale», elle risque cinq ans de prison dans son pays.



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