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Avoir 20 ans en 2020 : «La crise a fait grandir mon amour de l’Eglise»


«C’est dur d’avoir 20 ans en 2020». Le 14 octobre dernier, lors de son allocution télévisée pour annoncer la mise en place d’un couvre-feu, Emmanuel Macron a eu une pensée particulière pour les jeunes français dont la vie sociale, professionnelle ou étudiante a été perturbée par la crise sanitaire.

Le président français a souligné le malaise ressenti par cette frange de la population qui, «honnêtement, vi(t) un sacrifice terrible : des examens annulés, de l’angoisse pour les formations, pour trouver le premier job».

CNEWS a donc donné la parole aux concernés sur le thème : avoir 20 ans en 2020. Ils ont partagé leurs préoccupations, leurs doutes mais aussi leurs espoirs concernant l’avenir. Aujourd’hui, Antoine, séminariste à Paris, raconte comment cette année passée a influencé sa manière de vivre sa future vocation de prêtre. 

Son année 2020

«J’ai vécu cette année avec beaucoup de paix, sans angoisse», analyse Antoine le ton posé, d’une voix assurée qui transpire la maturité pour un jeune homme de 20 ans. «Cette paix m’a rendu plus disponible à la souffrance des plus pauvres», raconte-t-il. Suivant des cours au séminaire de la Maison Saint-Louis à Paris, son confinement n’était pas le même que d’autres étudiants de son âge, qu’il avait pu croiser sur les bancs de Sciences Po lorsqu’il avait 18 ans. S’il a suivi ses leçons en visioconférence, il est resté habiter avec ses collègues du séminaire dans la maison qui est mise à leur disposition. Une petite «chance» pour lui, puisqu’il y a vu une opportunité d’apprendre à mieux «vivre en communauté». 

Conforté dans sa foi

«J’ai été stupéfait du cri des pauvres, de ceux qui sont seuls et dans l’indifférence, de voir que nous sommes entourés de gens qui souffrent», raconte-t-il. Avec sa paroisse, il a notamment organisé des maraudes pour distribuer des repas aux personnes fragilisées par la crise sanitaire et économique. Loin de voir sa foi ébranlée par les événements terribles qui se sont succédés, participer à ces moments à «fait grandir l’amour de l’Eglise».

Il a également été «émerveillé» par le dévouement des autres séminaristes. Alors que la question s’est posée au début de fermer le séminaire et faire rentrer les étudiants dans leur famille, tous ont fait le choix de rester. «J’ai compris à quel point le prêtre est un homme donné à ses paroissiens».  

Les enseignements tirés

«J’ai ressenti un appel particulier à être plus proche des gens à avoir un coeur plus compatissant», assure Antoine. Pour lui, la compassion est d’ailleurs l’une des qualités premières du prêtre. Il faut dire que c’est grâce à cela qu’il s’est dirigé vers l’Eglise. «La question s’est posée assez jeune, et résulte de deux choses : la rencontre avec un prêtre dans un contexte ou ma vie de famille était éprouvante. J’ai été émerveillé par ce prêtre lumineux», raconte-t-il.

Alors, même s’il était déterminé au début à terminer un cycle d’études à Sciences Po avant d’entrer au séminaire, il ne restera finalement qu’un an. «J’ai compris que ce n’était pas un plan de carrière, mais que c’était un appel de Dieu». Et cela n’est pas gagné, puisqu’il est rare d’avoir des séminaristes aussi jeunes. Il est en effet de coutume en France d’attendre que ceux-ci obtiennent un diplôme d’études supérieures ou qu’ils aient un recul suffisant sur leur vie. 

L’avenir

La perspective de devenir un homme d’Eglise apaise chez Antoine les éventuelles angoisses que peuvent connaître les plus jeunes : «j’ai choisi de mettre ma vie entre les mains de Dieu. J’avance avec confiance». Mais cela ne se fait pas pour autant sans un regard sur la société dans laquelle il vit. «Au milieu de cette période troublée, nous avons vu beaucoup d’initiatives de solidarité. Je ne crois pas que le “monde d’après” sera radicalement différent du monde d’avant, mais nous avons commencé un chemin pour rendre notre mode de vie plus adapté et plus juste», explique-t-il avec optimisme. 

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