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Attaque de Notre-Dame : tout savoir sur Farid Ikken, jugé à partir de ce lundi


Le 6 juin 2017, Farid Ikken, Algérien de 40 ans, attaquait des policiers au marteau devant la cathédrale Notre-Dame de Paris. Son procès s’ouvre ce lundi dans la capitale.

Les faits

Farid Ikken s’était caché parmi un groupe de touristes qui déambulait sur la parvis de l’édifice. Il s’en était soudainement extrait pour attaquer au marteau trois policiers en criant «c’est pour la Syria (sic) !» L’un des agents avait été légèrement blessé à la tête. Avec une collègue, il avait cependant ouvert le feu et touché son assaillant au thorax, permettant de le neutraliser.

Etudiant voyageur

Né en Algérie, Farid Ikken y a obtenu le baccalauréat et une licence de traduction et entrepreneuriat, avant de partir à 23 ans en Suède faire un master en journalisme. Il y restera presque dix ans, se mariera avec une Suédoise puis divorcera, et travaillera notamment comme pigiste dans une radio locale. Il retournera ensuite dans son pays pour lancer un site d’information, qui se conclura par un échec deux ans plus tard.

Il s’installera ensuite en France, en mars 2014, pour y faire une thèse de doctorat dont le sujet sera «les nouveaux médias et les élections au Maghreb». Son acte terroriste est venu mettre un terme à cette ambition.

Une radicalisation non remarquée

Dès son arrestation, les policiers ont retrouvé dans le sac de Farid Ikken des clés USB et un ordinateur pleins de contenus de propagande jihadiste. Dans son logement étudiant, une vidéo enregistrée sur son appareil photo le montrait prêtant allégeance à Daesh et déclarant : «c’est l’heure de la vengeance, c’est l’heure du jihad».

Cette radicalisation, que personne explique avoir perçu, sera au cœur du procès. Né dans une famille kabyle aisée «peu pratiquante religieusement», selon les enquêteurs, Ikken aurait commencé à s’isoler à son retour en Algérie, après la Suède, pointent des proches. L’islam aurait alors servi de refuge face à la dépression. Devenu très pratiquant, il évitait de se trouver en présence de femmes. Aucun signe, pour autant, d’une radicalisation de sa pensée.

Décrit comme très discret et peu communicatif par les étudiants qu’il a côtoyés en France, son appartenance à un réseau a dès le début semblé peu probable aux enquêteurs. Reste désormais à comprendre comment un individu de son profil en est arrivé à commettre un tel acte.

Un geste politique ?

Farid Ikken, qui est poursuivi pour tentative d’homicide, nie toute intention de tuer. Son geste est un acte politique, a-t-il expliqué aux enquêteurs. Il voulait seulement blesser les policiers, pour «attirer l’attention de l’opinion publique française sur le massacre de (ses) petits frères et sœurs à Mossoul et en Syrie par l’armée française» (la France participait à l’époque aux bombardements à Mossoul, ville tenue par Daesh).

Son intention de ne pas tuer est pourtant mise à mal par la présence de deux autres armes retrouvées en sa possession : des couteaux de 18 et 26 cm. Pour l’un des trois policiers attaqués, la volonté de tuer au moment de l’acte ne fait aucun doute.

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