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Après sa victoire aux régionales, Valérie Pécresse propulsée vers la présidentielle ?


Elle n’a rien dit d’officiel à ce sujet, mais on lui prête des ambitions nationales. Tout juste réélue à la tête de la région Ile-de-France, avec 45,92 % des voix, Valérie Pécresse pourrait-elle être le nouveau visage de la droite en France ?

Valérie Pécresse elle-même ne ferme pas la porte. Dans son discours à l’annonce des résultats des élections régionales, la présidente de l’Ile-de-France a d’ailleurs tenu des propos qui dépassent sans nul doute ses ambitions régionales. «Tout au long de cette campagne, les Franciliens ont reconnu en moi une femme d’ordre, une femme libre, une femme fière de servir sa région et son pays», a-t-elle notamment affirmé.

Et d’ajouter : «ce soir, une équipe de France de la droite et du centre a émergé dans les régions, nous avons une grande responsabilité et j’y prendrai toute ma part». Des mots bien pesés, adressés au-delà des frontières de la région francilienne. Pour conclure, Valérie Pécresse s’est même dit «déterminée», prête «à poursuivre et amplifier [son] combat pour les valeurs de la République».

Et si, officiellement, celle qui a succédé à Jean-Paul Huchon (PS) à la région en 2015 n’est pas candidate à l’élection présidentielle de 2022, elle n’a pas dit non non plus. Interrogée à ce sujet ce lundi matin sur RMC, Valérie Pécresse a assuré qu’elle se positionnerait à la rentrée, disant vouloir «réfléchir cet été» et «consulter pour la suite». Sera-t-elle transparente quant à son désir ou non de se lancer dans la course à la présidentielle ? «Absolument», a-t-elle répondu.

Créditée de 12 % des voix pour la présidentielle

Si elle se lance dans l’aventure, elle devra d’abord se frayer un chemin entre deux hypothétiques concurrents à la primaire de la droite que sont Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez. Respectivement réélus dans les Hauts-de-France, avec 52,37 %, et en Auvergne-Rhône-Alpes, avec 55,18 %, les deux hommes – tout comme Valérie Pécresse – sortent confortés de ces élections régionales.

Dans un sondage Opinionway réalisé à l’issue du second tour des régionales, la popularité de ces 3 chefs de région a été comparée. Si Xavier Bertrand est désigné pour être le candidat de l’Union de la droite à l’élection présidentielle, il arriverait en troisième position, avec 20 % des voix, derrière Marine Le Pen (24 %) et Emmanuel Macron (26 %).

Si c’est Laurent Wauqiez, il obtiendrait 13 % des voix, derrière Marine Le Pen (24 %) et Emmanuel Macron (31 %). Et si c’est Valérie Pécresse, elle obtiendrait 12 % des voix, derrière Marine Le Pen (25 %) et Emmanuel Macron (30 %). Et ce, selon les intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle.

Sans présager de ce qui pourrait se passer d’ici à 2022, Valérie Pécresse – soutenue par LR et l’UDI pour sa réélection en Ile-de-France – pourrait très bien participer à une éventuelle primaire de la droite. Sur RMC ce lundi, elle a d’ailleurs appelé la droite et le centre à définir collectivement d’ici à la rentrée «les règles du jeu», qui permettraient de désigner un candidat commun.

«Pour moi, tout commence aujourd’hui»

«Pour moi tout commence aujourd’hui», s’est-elle ainsi exprimée, alors qu’une défaite aux régionales aurait signé, selon ses propos, la fin de sa carrière politique. Rappelons par ailleurs que Valérie Pécresse – bien que sur une ligne politique assez similaire aux Républicains – a quitté son parti en 2017, pour créer son propre mouvement Libres!, en opposition au président des LR Laurent Wauquiez, qu’elle jugeait alors trop populiste.

Gonflée à bloc grâce à un score honorable, elle apparaît désormais prête à défendre sa position. Elle a d’ailleurs souligné avoir «des convictions, des idées, une sensibilité à défendre», souhaitant carrément «un choc d’autorité» en faisant valoir son expérience à la tête de la région «la plus criminogène de France». Sur RMC, elle a également défendu la nécessité d’«un plan banlieues» et d’agir pour «l’égalité femmes-hommes», et mis en avant son «corpus idéologique de l’écologie positive», alors que l’écologie reste «un impensé à droite».





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