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Antoinette Guhl, candidate EELV à la législative partielle dans le 20e arrondissement : «La droite est le vrai adversaire»

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Dans la seule circonscription que détient encore jusqu’ici le Parti socialiste à Paris, l’écologiste Antoinette Guhl entend remporter la législative partielle dans le 20e arrondissement prévue les dimanches 4 et 11 avril. Et ainsi marquer le retour d’EELV à l’Assemblée nationale.

Conseillère d’arrondissement dans le 20e arrondissement depuis 2014 et ancienne adjointe à l’économie sociale et solidaire d’Anne Hidalgo, Antoinette Guhl a répondu aux questions de CNEWS ce mercredi 10 mars, en compagnie de sa suppléante Nathalie Maquoi, présidente du groupe Génération.s au conseil de Paris.

Pourquoi les habitants du 20e arrondissement voteraient-ils pour vous ?

Nous avons besoin d’une voix écologiste supplémentaire à l’Assemblée, face à l’alliance anti-climat entre LREM et LR, celle des libéraux et des conservateurs. Nous le voyons bien en ce moment avec l’examen de la loi Climat. Il faut que nous mettions le cap sur une société plus écologique à long terme, tout en améliorant la vie des gens à court terme.

D’autant que les injustices environnementales et sociales se cumulent. Par exemple, la cité Python-Duvernois (collée au périphérique dans l’est de l’arrondissement) est à la fois le quartier le plus pauvre de Paris et le plus pollué d’Europe. Ses habitants subissent une double peine.

Et puis avoir une députée écologiste serait un beau symbole pour le 20e arrondissement, un lieu d’une grande diversité culturelle, avec des valeurs de vivre-ensemble.

Quelle serait votre priorité en tant que députée ?

Il faut prendre soin de la jeunesse, les 18-25 ans ne doivent pas être les premières victimes de la crise du coronavirus. C’est le moment de mettre en place un revenu universel pour les jeunes, peu importe comment on l’appelle, «RSA jeunes», «revenu de base», «revenu jeunes actifs»…

Cela leur donnerait un filet de sécurité à ce moment clef de leur vie. C’est aussi une question d’égalité, entre ceux qui peuvent profiter du capital de leurs parents, et les autres. Enfin, ce serait la première pierre de la société du lien et de la coopération que nous voulons.

Craignez-vous l’abstention, qui pourrait approcher 90 % à cette élection ?

L’abstention est toujours élevée dans une législative partielle. Surtout que son organisation a été décidée récemment, au milieu du week-end de Pâques, en pleine crise du Covid…

Mais je compte sur les habitants du 20e. Je suis élue locale depuis plusieurs années et je sais qu’ils ont une très forte conscience démocratique et sont très investis dans de nombreuses luttes locales.

Avec 4 candidats de gauche sur la ligne de départ, la droite ne risque-t-elle pas de profiter de ces divisions ?

La droite est le vrai adversaire de cette élection, car ses propositions ne correspondent pas à nos valeurs. Mais le risque que LR l’emporte est limité, car il y aura forcément une candidature écologiste ou de gauche présente au second tour.

Les négociations pour d’éventuels ralliements ont-elles déjà commencé ?

Il n’y a pas encore de discussions, elles se feront au soir du 1er tour. Mais je suis confiante. Cette élection dépasse les seuls électeurs de l’arrondissement, d’où l’importance du rassemblement.

Nous avons déjà réuni les 6 partis écologistes (Génération.s, Cap 21, Génération Ecologie, l’Alliance écologiste indépendante et le Mouvement des progressistes). Nous sommes loin des divisions passées, cela montre que l’écologie est en capacité d’être en responsabilité, comme à Lyon, Bordeaux, Strasbourg ou encore à Poitiers.

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La candidate verte a notamment reçu le soutien du maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle. (© Antoine Alibert)

Les relations des verts avec les socialistes, donnés favoris de ce scrutin, ne sont pas au beau fixe…

A Paris, nous avons eu des tensions importantes avec Anne Hidalgo cette dernière année, sur des sujets liés à l’écologie mais pas seulement. Ce qui ne nous empêchera pas de continuer à travailler ensemble, en faveur des Parisiens.

Nous respectons la diversité des voix mais nous savons que quand elles se rassemblent, elles sont victorieuses.

Les écologistes se font-ils davantage entendre en ce moment ?

Nous avons toujours dit ce que nous pensions. Peut-être que la différence est qu’aujourd’hui, les questions environnementales sont plus prégnantes dans le débat public et mieux comprises.

Il y a 10 ans, quand je parlais des pistes cyclables ou de l’alimentation en circuits courts, on me riait au nez. Aujourd’hui, tout le monde s’y est mis.





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