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Afghanistan : la communauté internationale prête à se mobiliser ?


Une réaction trop tardive ? Ce 15 août, alors que les combattants talibans commencent à investir Kaboul, la capitale, plusieurs gouvernements internationaux affirment surveiller la situation en Afghanistan.

C’est notamment le cas en France. L’Elysée a ainsi déclaré mettre «tout en œuvre pour assurer la sécurité des Français» qui restent sur le territoire, ainsi que des personnels qui ont travaillé pour l’armée française, ou encore «des journalistes, des militants des droits de l’Homme, des artistes et personnalités afghanes particulièrement menacées».

La présidence se dit «aux côtés du peuple afghan» et «en lien permanent et étroit avec nos partenaires américains et européens», sans préciser si des mesures pour protéger les civils des talibans sont envisagées. Un conseil de défense relatif à la situation sur place doit se tenir en visioconférence demain, lundi 16 août, a déclaré l’Elysée à CNEWS. A l’heure actuelle, tout porte à croire que les insurgés vont s’emparer du pouvoir très rapidement, d’autant plus que le président Ashraf Ghani serait en fuite à l’étranger. 

Si les dirigeants occidentaux n’ont pour le moment pas vraiment pris la parole concernant le futur de l’Afghanistan, certains pays commencent à s’agiter. C’est notamment le cas du Royaume-Uni où Boris Johnson, le Premier ministre, a convoqué une réunion gouvernementale de crise et devrait réunir le Parlement ce 18 août. Il a ainsi promis de ne «pas tourner le dos à l’Afghanistan», et de faire en sorte que le «gouvernement de Kaboul ne laisse pas le pays redevenir un terreau pour le terrorisme». 

Près de 250.000 déplacés

La Russie tente, elle, d’organiser une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. «Il est important d’éviter une nouvelle catastrophe humanitaire et une menace accrue pour la stabilité et la sécurité de la région», a ainsi déclaré le président de la commission des affaires étrangères au Parlement russe, Leonid Sloutski. 

Concentrées sur l’évacuation de leurs ressortissants, les autres nations n’ont pour le moment pas pris de décision pour aller dans ce sens. Le président américain, Joe Biden, a confirmé à plusieurs reprises qu’il ne comptait pas relancer une campagne militaire dans le pays et qu’il ne regrettait pas sa décision de retirer les troupes au début de l’été. «J’étais le quatrième président à gouverner avec une présence de soldats américains en Afghanistan (…). Je ne veux pas, et je ne vais pas, passer cette guerre à un cinquième», a-t-il déclaré dans un communiqué ce 15 août. 

Joe Biden maintient que c'est aux Afghans de se défendre

Sans le soutien des Etats-Unis, qui était la principale force engagée en Afghanistan depuis vingt ans, il est pour le moment difficile d’imaginer les mesures qui seront prises pour tenter de protéger les civils d’exactions de la part des talibans. L’ONU compte d’ores et déjà près de 250.000 personnes déplacées par le conflit depuis la fin du mois de mai, dont 80% de femmes et d’enfants. 





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