heureux-qui.com
Image default
Fil Info

Affaire des «écoutes» : Nicolas Sarkozy réaffirme son innocence, et confirme avoir «tourné la page» de la politique


Nicolas Sarkozy poursuit sa contre-attaque. Après avoir pris la parole dans les colonnes du Figaro, l’ancien président de la République s’est de nouveau exprimé, ce mercredi 3 mars au soir, pour clamer son innocence dans l’affaire dite des «écoutes».

«Je suis un homme qui a toujours assumé ses responsabilités et je me battrai jusqu’au bout».

Répondant aux questions de Gilles Bouleau, au journal de 20 heures de TF1, l’ex-président (2007-2012) a donné le ton en faisant preuve d’une certaine forme de combativité, tout en prenant le soin de se présenter comme un justiciable comme les autres, appelant «solennellement au respect de l’institution judiciaire».

Lundi, l’ancien locataire de l’Elysée a été condamné à trois ans d’emprisonnement, dont un ferme, pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire dite des «écoutes». Une décision dont il a fait appel, par le biais de son avocate, Maître Jacqueline Laffont.

Concrètement, Nicolas Sarkozy était accusé d’avoir tenté d’obtenir en 2014, par l’entremise de son avocat historique, Thierry Herzog, des informations secrètes auprès de Gilbert Azibert, alors haut magistrat, dans une procédure concernant la saisie de ses agendas en marge de l’affaire Bettencourt.

Dans les faits, Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog et Gilbert Azibert étaient poursuivis pour avoir eu «l’intention» de commettre des faits de corruption qui ne se sont pas matérialisés. Le Parquet national financier (PNF), créé en 2013 sous la présidence de François Hollande dans le sillage de l’affaire Cahuzac, avait diligenté une série d’écoutes et un avis défavorable à l’encontre des prévenus, sur lesquels Christine Mée, la présidente du tribunal correctionnel, a fondé sa décision.

«Je n’ai jamais parlé de justice politique»

Interrogé sur le PNF, Nicolas Sarkozy, qui dans le Figaro disait déjà «réfuter» l’expression «République des juges», a déclaré «n’avoir pas eu de mots durs à l’endroit d’une institution qu'(il) respecte».

«Je sais faire la différence entre le comportement de certains et une institution. Je n’ai jamais parlé de justice politique et je n’en parlerai jamais. D’ailleurs, si je ne faisais pas confiance à l’immense majorité des magistrats, dont je sais qu’ils sont honnêtes et impartiaux, je n’aurai pas fait appel. Mais il y a des règles, il n’y a aucune raison que ces règles soient bafouées pour la seule raison qu’il s’agisse de moi», a-t-il ajouté.

«Dans un Etat de droit, c’est à l’accusation d’apporter la preuve de ma culpabilité. Ce n’est pas à moi d’apporter la preuve de mon innocence», a-t-il encore insisté.

«J’ai tourné la page de la politique»

Au cours de cet entretien, Nicolas Sarkozy a par ailleurs été interrogé sur un éventuel retour en politique, réclamé par ses partisans et une partie de son camp, à droite.

«J’avais pris bien avant la décision du tribunal de ne pas me présenter, je vous confirme que je n’ai pas la volonté de revenir dans la politique. J’ai tourné la page. Quand je dis quelque chose, je fais toujours ce que je dis», a toutefois déclaré Nicolas Sarkozy pour fermer la porte à cette éventualité.

N. Sarkozy : «Une injustice profonde, choquante»

«Je n’ai pas tourné la page de la France, je dirai ce que je pense, je dirai quand je connaitrai les candidats celui ou celle que je soutiens, et je m’engagerai à ce moment-là», a-t-il néanmoins pris le soin d’ajouter aussitôt.



Source link

Autres articles à lire

Divorce de Kim Kardashian et Kanye West : guerre ouverte ou une séparation amiable ?

adrien

Direct – Interview d’Emmanuel Macron : «Nous serons prêts en cas de deuxième vague de l’épidémie»

adrien

Forfait mobile pas cher : où trouver les meilleurs bons plans ?

adrien

Koh-Lanta : Coumba donne la raison de son absence lors du dernier épisode

adrien

Crack à Paris : la mobilisation des élus ne désemplit pas

adrien

Aide auditive : Oticon lance un modèle boosté à l’IA

adrien