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Affaire des assistants d’eurodéputés RN : un rapport de police accable Marine Le Pen


Un boulet au pied de Marine Le Pen en vue de la présidentielle 2022 ? Après cinq ans d’investigations, les enquêteurs viennent de rendre un rapport de synthèse sur l’affaire des assistants de députés RN au Parlement européen. Selon eux, le parti d’extrême droite a «mis en place un système organisé frauduleux de détournement des fonds européens à son profit», dont Marine Le Pen serait l’ordonnatrice.

Remis le 15 février dernier à la juge d’instruction en charge du dossier et dévoilé ce dimanche par Le Journal du dimanche, le document de 98 pages détaille le mécanisme qui aurait été mis en place par le Rassemblement national pour faire rémunérer avec les fonds européens des assistants d’eurodéputés, qui travaillaient en fait exclusivement pour le parti.

«Si elle remonte à l’époque où le FN (devenu RN, NDLR) était encore dirigé par son père, l’organisation mise au jour par l’enquête semble avoir pris toute son ampleur sous la présidence de Marine Le Pen, au lendemain des élections européennes de 2014», souligne le JDD.

Dans leur rapport, les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) présentent la patronne du RN comme l’instigatrice et la bénéficiaire du système. C’est elle qui supervisait l’utilisation des crédits européens, selon le comptable du parti Christophe Moreau.

Marine Le Pen réagit

Le préjudice a été estimé à 6,8 millions d’euros par le Parlement européen. Dans cette affaire, 17 dirigeants, élus et proches du RN sont poursuivis pour «détournement de fonds publics» ou recel de ce délit, dont Marine Le Pen. Interrogé par le JDD, son avocat, Rodolphe Bosselut, a redit ce que sa cliente répète depuis le début de l’enquête : elle «n’a jamais mis en place de système frauduleux».

Retour sur les soupçons d'emplois fictifs du FN

Sur Twitter, la présidente de la formation d’extrême droite, qui se présente comme la principale rivale d’Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle de 2022, a réagi à la publication de cet article, en continuant de nier les faits qui lui sont reprochés. «Le JDD, organe officiel du pouvoir macroniste, ressort la même sempiternelle affaire des assistants parlementaires, comme à chaque élection. Rien de neuf sous le soleil, sauf peut-être des bons sondages en vue ?», a-t-elle écrit sur le réseau social.





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