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Affaire Adama Traoré : des incidents éclatent à la fin du vaste rassemblement


Malgré l’interdiction prononcée par le préfet de police de Paris, des milliers de manifestants se sont rassemblés devant le tribunal ce mardi soir, répondant à l’appel du comité de soutien à la famille d’Adama Traoré, décédé en 2016 après son interpellation. Des incidents ont éclaté à la fin du rassemblement.

Sur Twitter, la préfecture de police de Paris demandait ce soir aux manifestants de se disperser «en raison des troubles à l’ordre public constatés». 

Des échauffourées, des jets de projectiles ou des encores des tirs de lacrymogènes ont été recensés par l’AFP. 

Des affrontements sporadiques ont notamment éclaté sur le périphérique, où des policiers ont reçu des jets de pierre et répliqué en tirant avec les LBD. Dans les rues, des barricades ont été érigées et des vélos ont été incendiés.

Rassemblement dans le calme jusque-là

Auparavant, le rassemblement s’était déroulé dans le calme. «Aujourd’hui, ce n’est plus que le combat de la famille Traoré, c’est votre combat à vous tous (…). Aujourd’hui, quand on se bat pour Georges Floyd, on se bat pour Adama Traoré», avant lancé Assa Traoré, sœur aînée d’Adama, face aux manifestants.

Parmi les manifestants rassemblés sur le parvis du nouveau palais de justice de Paris, beaucoup de jeunes, mais aussi des «gilets jaunes».

Assa Traoré, porte-parole du comité la «Vérité pour Adama» à l’initiative du rassemblement, dénonce un «déni de justice» dans cette affaire.

L’appel à ce rassemblement intervient dans le contexte d’une flambée de manifestations aux Etats-Unis après la mort de George Floyd. «Ce qui se passe aux USA fait écho à ce qui se passe en France», a estimé la militante.

résultats d’une contre-expertise

Le 19 juillet 2016, Adama Traoré est décédé dans la caserne de Persan, près de deux heures après son arrestation à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise) au terme d’une course-poursuite avec les gendarmes.

Quatre ans après, l’affaire Traoré est devenue celle d’une guerre d’experts : alors que trois expertises médico-judiciaires ont écarté la responsabilité des gendarmes, une contre-expertise commandée par la famille, dévoilée ce même jour, affirme le contraire.

Ce matin, la préfecture de police avait annoncé que la manifestation n’était pas autorisée en raison de l’état d’urgence sanitaire qui proscrit tout rassemblement public de plus de dix personnes, car elle n’avait «fait l’objet d’aucune déclaration préalable».

La préfecture de police estimait également que «la tonalité de l’appel à manifester relayé par les réseaux sociaux laissait craindre que des débordements aient lieu sur un site sensible».

D’autres rassemblements ont eu lieu ailleurs en France pour la même cause, à Lille, Lyon ou encore Marseille.





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