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8 mars : 5 BD pour la journée internationale des droits des femmes


Ce 8 mars, le monde entier célèbre la journée des droits des femmes. Sélection de 5 BD pour mieux soutenir le combat de l’égalité homme-femme ou tout simplement parler de quelques femmes plus qu’épatantes.

Prénom : Inna, la naissance d’une Fémen

Comment cette étudiante ukrénienne en journalisme est-elle devenue Femen et l’un des maillons précurseur de la révolte qui secoua l’Ukraine ? Réfugiée en France depuis 2013, Inna Shevchenko raconte la naissance de son combat féministe sous la plume de Simon Rochepeau (Douce France, éd. Futuropolis) et le coup de crayon de Thomas Azuelos (Le fantôme arménien, éd. Futuropolis). Après son enfance dans «Une enfance ukrainienne», l’icône féministe revient sur les bancs de la faculté ukrainienne où l’injustice règne profondément entre corruption des professeurs et censure, sans compter la prostitution des étudiantes défavorisées afin de survivre. Elue au parlement étudiant puis engagée à la mairie dans le service «communication», Inna découvre alors encore un peu plus son caractère insoumis. Elle tourne alors le dos aux injustices pour se consacrer à la lutte contre les inégalités aux côtés de Femen, ces femmes qui brandissent leurs seins nus comme arme pacifiste et visuellement marquante. Une leçon à retenir ? La rebellion n’est pas innée.

Prénom : Inna, tome 2, la naissance d’une Femen, de Thomas Azuélos, Inna Shevchenko, Simon Rochepeau, éd. Futuropolis, 88 p., 17€.

Un papa, une maman, une famille formidable (la mienne !)

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© Florence Cestac / éd. Dargaud

Tout commence par un coup de foudre entre une jeune femme élevée «au cul des vaches» et un fils de bonne famille issu de la bourgeoisie provinciale. Malgré les réticences de cette dernière, ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. Florence Cestac sera la deuxième. Son père tyrannise toute la fratrie, heureusement prise en main par leur mère, femme lumineuse et joyeuse qui saura égayer le quotidien du trio. En soixante pages éblouissantes de drôlerie et de justesse, le Grand Prix de la ville d’Angoulême (2000) se livre sur son rapport à cette famille profondément patriarcale où la seule planche de salut d’une fille était le mariage. En parallèle, elle aborde habilement la chape de silence sur des événements incestueux, et enfin son échappée vers des études artistiques. Sans jamais se départir de son sourire en coin, l’autrice de «Des salopes et des anges» (Dargaud, 2010) signe au final un vibrant plaidoyer pour l’humour et l’art qui ont su la libérer des carvans familiaux et sociétaux.

Un papa, une maman, une famille formidable (la mienne !), éd. Dargaud, 60 p., 14,50 €. A paraître le 29 janvier

Les espionnes racontent

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© Chloé Aeberhardt / Aurélie Pollet / Steinkis, Arte

James Bond peut aller se rhabiller. Les femmes espionnes sont actives depuis bien longtemps autour du monde et, fait peu connu, leur rôle reste déterminant dans l’histoire de l’espionnage. La journaliste du Monde Chloé Aeberhardt s’est lancée le défi de retrouver des femmes ayant oeuvré au sein de services secrets pour comprendre leurs vies. De la CIA au KGB en passant par le Mossad ou la DST, la jeune femme a pu rencontrer ces femmes, très loin des clichés de séductrices des James Bond girl et autres Mata Hari, et ainsi mieux comprendre leurs techniques d’infiltration des cercles de pouvoirs. D’abord un livre sorti en 2017 aux éditions Robert Laffont, «Les espionnes racontent» est mis en images par la dessinatrice Aurélie Pollet, également réalisatrice de nombreux épisodes de Karambolage sur Arte. Ce «roman graphique» permet aussi de se plonger dans l’investigation d’une jeune journaliste non spécialisée dans ce genre d’affaires de défense. Passionnant.

Les espionnes racontent, de Chloé Aeberhardt et Aurélie Pollet, éd. Steinkis, Arte, 176 p., 20€.

Le siège des exilées

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© Akane Torikai 2018 / KADOKAWA CORPORATION

Déjà très remarquée par son manga En Proie Au Silence aux éditions Akata, Akane Torikai s’essaye à la dystopie avec Le Siège des Exilées, chez le même éditeur. Un manga en deux tomes finis qui déroule un scénario singulier. L’autrice dépeint ici un monde où les femmes vivent presque seules entre elles, puisque de moins en moins d’hommes viennent au monde. Un phénomène qui conduit la société à se reconstruire sur de nouvelles bases, où la guerre ne serait plus qu’un lointain souvenir, par exemple. De cette société matriarcale naît toutefois d’autres problèmes qui transforment profondément le genre humain. D’un récit qui se présente a priori comme féministe et engagé, Le Siège des Exilées se révèle être plus profond, où s’installe une forme de mélancolie, tandis qu’Akane Torikai questionne notre société et la place des hommes et des femmes, par le biais d’une histoire mature et intelligente.

Le Siège des Exilées, de Akane Torikai, éd. Akata, tome 1 disponible.

L’histoire d’une huître ou comment j’ai failli rater ma vie sexuelle

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© Cualli Carnago / La Musardine

Née d’un père français et d’une mère nicaraguayenne, Cualli Carnago a très tôt fait l’expérience de la différence avec ses cheveux crépus dans une école très «blanche». Plus tard, en proie à un manque de confiance en elle, la jeune femme est attirée par les garçons androgynes, mystérieux ou «poètes maudits». Ses premières expériences sexuelles restent, elles, des échecs. Dans cet épais roman graphique autobiographique, l’autrice raconte comme, au fil des années, elle apprend à accepter son corps et se connaître. Elle met également des mots sur ses maux, du vaginisme à la dysmorphophobie. Parallèlement, au cours de ses voyages et de rencontres racontées avec bienveillance et souvent beaucoup d’humour, son cheminement féministe prend forme. Un témoignage qui pourra aider de nombreuses jeunes femmes mal dans leur peau.

L’histoire d’une huitre ou comment j’ai failli rater ma vie sexuelle, de Cualli Carnago, éd. La Musardine, 200 p., 17 €, sortie le 18 mars.



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