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20 % des Français ont mal supporté leur logement pendant le confinement

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Ils n’ont pas tous été logés à la même enseigne. D’après une enquête de l’association Qualitel réalisée en partenariat avec l’institut de sondages Ipsos, 20 % des Français ont mal supporté leur logement pendant la période de confinement.

Un chiffre qui est avant tout un révélateur criant d’inégalités. 

Car dans cette proportion de 20 %, laquelle représente près de huit millions de foyers, les jeunes de moins de 35 ans (28 %), les personnes seules (26 %) et celles à revenus modestes (32 %) – c’est-à-dire gagnant moins de 1.250 euros par mois – sont surreprésentées.

Sans surprise, la structure même du logement a également une importance capitale dans le ressenti, puisque 29 % des personnes interrogées vivant en appartement affirment, elles aussi, avoir mal vécu ces six semaines d’enfermement dans ce type de domicile. 

Autre enseignement : 54 % des jeunes, 51 % des familles avec enfants en bas âge et 49 % des personnes vivant en appartement indiquent «qu’il y a eu des moments de tension» dans leur foyer lors de cette assignation à résidence forcée.

Ce sont là des chiffres très supérieurs à ceux enregistrés chez les personnes âgées de 60 ans et plus (29 %) ou chez celles qui vivent en maison individuelle (37 %). 

Résultat : 38 % des habitants d’appartements affirment que le confinement leur a donné envie de déménager, soit un chiffre trois fois plus élevé comparé aux personnes qui vivent en maison.

Un constat qui se retrouve chez les parents : 41 % des personnes ayant des enfants en bas âge ont ainsi dit souhaiter déménager à l’issue de ce confinement, eu égard à la promiscuité et au manque d’espace.

Mais il faut souligner que ces difficultés ont aussi été anticipées par certains : ainsi les familles avec de très jeunes enfants ont été deux fois plus nombreuses que la moyenne des Français à quitter leur logement pour passer le confinement ailleurs (11 % contre 6 %).

La campagne mieux lotie

Les envies de déménagements se retrouvent également en considérant le critère géographique. En effet, 31 % des habitants de l’agglomération parisienne disent vouloir s’installer ailleurs. C’est dix points de plus comparé aux résidents des villes moyennes (21 %).

L’étude révèle d’ailleurs un autre clivage territorial net : la France des campagnes a mieux noté la qualité de son logement pendant la période de confinement que celle des villes moyennes et, surtout, celle les métropoles (l’Ile-de-France arrivant en dernier).

Dans le détail, 65 % des sondés vivant en zone rurale jugent que leur logement est tout à fait adapté pour vivre confiné, contre 47 % de ceux vivant dans une grande métropole (35 % pour l’Ile-de-France à elle seule).

L’un dans l’autre, une part non négligeable de Français (34 %) affirmait même, au bout de 6 semaines, «qu’ils pourraient vivre en confinement très longtemps sans problème».

Immobilier : recherche extérieur désespérément

Des personnes qui sur tous les critères se situent à l’opposé des 20 % de Français qui ont mal supporté leur logement durant le confinement puisque ce sont plutôt des personnes âgées de 60 ans et plus, vivant en couple et propriétaires d’une maison en commune rurale.

Ce sont d’ailleurs celles qui donnent la meilleure note à la qualité de leur logement : 7,2/10 contre 6,7/10, comparé aux sondés qui avouaient «commencer à en avoir marre».

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